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Une première expérience en escrime dans une église à Asquith

Nicole Lavergne Smith et Jolanta bird sur la piste. Les épées se touchent.

Nicole Lavergne Smith pendant son match d'escrime contre Jolanta Bird.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Le petit village d'Asquith, à 30 minutes à l'ouest de Saskatoon, est un centre important pour l’escrime en Saskatchewan. Au cours des trois dernières décennies, il s’est taillé une belle réputation grâce au succès des athlètes qui sont passés par son club.

Dans le cadre de son Défi 40, la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith a eu l’occasion d'assister à un entraînement, en plus de pratiquer le sport pour une première fois.


Le club du village

J’arrive à Asquith, un petit village de 650 habitants, lors d’une belle soirée d’automne.

Geneviève Rosseel, une grande femme avec de longs cheveux roux, m’attend devant ce qui semble être, à première vue, l’église du village. Elle appartient cependant à Geneviève depuis trois ans maintenant.

Petite église blanche avec de la peinture bleue autour des fenêtres.

L'église qui abrite le club d'escrime d'Asquith.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Originaire du Québec, Geneviève a plongé tête première dans le monde de l’escrime il y a 10 ans, à l’âge de 43 ans.

Mes enfants faisaient de l’escrime. Leur entraîneur m’a invité à faire de l’escrime à Laval, près de Montréal, et tout est parti de là. J’ai beaucoup évolué au fil des ans: championne du Québec, championne canadienne… j’ai voyagé un peu, j'ai même participé aux jeux du Commonwealth, explique-t-elle.

Il y a quatre ans, après une rupture, Geneviève avait besoin de renouveau.

Geneviève et Dough porte des vêtements avec le logo du club d'escrime.

Geneviève Rosseel et Dough Brecht, un duo dynamique au club d'escrime d'Asquith.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Je cherchais un emploi et des amis qui m'ont dit qu'il y avait du travail au gouvernement, particulièrement en Saskatchewan. J'y étais déjà allée quelques fois, je connaissais déjà pas mal de monde, et j’aime l’aventure, alors je me suis dit pourquoi pas?

Elle s'est retrouvée à Asquith, où elle a maintenant un nouveau partenaire de vie, Doug Brecht, le directeur du club d’escrime du village. Geneviève est très impliquée dans le club et a beaucoup aidé avec le développement de l'entraînement paralympique. Leur athlète, Ryan Roussel, revient tout juste des Jeux paralympiques de Tokyo.

Ryan dans le club d'Asquith. Il a un grand sourire.

Ryan Rousell a participé aux Jeux paralympiques de Tokyo en escrime.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Un endroit unique pour s'entraîner

Le bâtiment qu’elle a rénové abrite maintenant le club d’escrime, mais est également loué à d’autres membres de la communauté pour des messes, des événements et d’autres ateliers.

« J’ai fait une offre qu'ils ont acceptée et je me suis dit : ''Ah, mon dieu - c’est le cas de le dire - je suis propriétaire d’une église!'' »

— Une citation de  Geneviève Rosseel, propriétaire du club d'escrime à Asquith
Jolanta dans le club d'escrime. On voit des drapeaux et les pistes d'escrime derrière elle.

Jolanta Bird fait de l'escrime depuis quelques années.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Le club offre des cours d’escrime plusieurs fois par semaine. La Fransaskoise Jolanta Bird fait la route de Saskatoon pour s'entraîner ici. L’église a une atmosphère différente. Des fois je viens juste pour regarder l'art qu’il y a sur les murs, avoue-t-elle.

Jolanta Bird fait de l’escrime depuis quelques années seulement, mais elle adore la rapidité de ce sport.

Il faut l’essayer. C’est vraiment un sport unique et incroyable, même si c'est juste une fois, il faut l’essayer. C’est une expérience inoubliable, avance-t-elle.

Une première expérience

J’enfile une veste, je branche un fil de corps et en peu de temps je me retrouve face à face avec un enfant d’environ 10 ans pour mon premier match d'escrime. Avec les quelques instructions des entraîneurs, je fais mes premiers pas sur la piste.

Parce que c'est un sport individuel, on se sent sous le feu des projecteurs. La pression est sur tes épaules. Ne sachant pas trop ce que je fais, je décide de me lancer et de laisser mon instinct prendre le dessus. Ça fonctionne plutôt bien. Je réussis à marquer quelques points!

Nicole marque un point lors d'un match d'escrime.

En garde! L'escrime est l'un des sports où le français est la langue officielle.

Photo : Radio-Canada / Stéfan Nenson

Selon Ryan Roussel, c’est un sport qui prend beaucoup d’énergie et de concentration. Je considère l’escrime comme un jeu d'échecs. Lorsque vous descendez la piste, tous vos mouvements ont un but, rien n'est perdu. Tout cela dans l'objectif de marquer le point, explique-t-il.

La technique est très importante. Il faut se rappeler de mener la charge avec l’arme et non le corps, par exemple. Suivre son instinct, tout en prétendant qu'on sait très bien ce qu'on fait, ça aide aussi!

Une expérience à répéter, très certainement!

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