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Traite des personnes : une Sudburoise raconte l’expérience de sa fille

Samantha a les bras autour de sa mère Lynda, tous deux regardent la caméra en souriant.

Lynda Harlos et sa fille Samantha espèrent que leur témoignage pourra éduquer la communauté afin que d'autres familles n'aient pas à subir le même traumatisme.

Photo : Lynda Harlos

Radio-Canada

En témoignant de leur histoire, Lynda Harlos et sa fille Samantha espèrent éduquer la communauté sur les dangers de la traite des personnes et les différentes façons de prévenir ce type d’abus sexuel.

La traite de personnes ne ressemble pas nécessairement à ce que l’on peut voir dans les films, explique Mme Harlos, qui travaille aujourd'hui comme conférencière et accompagnatrice en relations familiales.

Selon cette mère, ceux qui connaissent peu cette réalité imaginent que ça ressemble à ce qu’on peut voir dans des films comme Taken.

Dans ce film, l’enfant est jeté à l'arrière d'une camionnette et expédié dans un autre pays et attaché à un lit. Mais le trafic sexuel, le trafic sexuel domestique, ne ressemble en rien à ça, affirme-t-elle.

« En règle générale, cela ressemble plutôt à une relation : avec un petit ami, une figure parentale ou familiale, ou une personne en position d’autorité. »

— Une citation de  Lynda Harlos, conférencière et accompagnatrice en relations familiales

Trafiquée par son partenaire romantique

Mme Harlos témoigne de l’expérience de sa fille à une séance d'information pour les parents organisée par le Service de police du Grand Sudbury la semaine dernière.

Elle raconte que sa fille a été ciblée par un trafiquant alors qu'elle était dans un état vulnérable.

Samantha a d’abord été victime d’une agression sexuelle et est tombée enceinte, raconte la conférencière. Ensuite, personne dans son cercle d’amis et dans sa famille n'a cru son histoire.

Le manque de confiance et de soutien de la part de son entourage dans cette épreuve l’a vraiment ébranlée, poursuit-elle.

C’est à ce moment qu’un homme est entré dans sa vie en disant croire son histoire et en promettant de l’aider et de prendre soin d’elle.

« Au fil du temps, cet homme a convaincu Samantha d'emménager avec lui et a commencé à l’exploiter. »

— Une citation de  Lynda Harlos, conférencière et accompagnatrice en relations familiales

Quatre mois se sont écoulés avant que la fille de Mme Harlos ne puisse quitter le domicile de son agresseur.

Il aura fallu plus de huit ans de plus pour que Samantha réalise qu’elle a été victime de la traite de personnes, et qu’elle accepte ce qui lui est arrivé.

Aider d'autres familles

Aujourd'hui, Lynda et Samantha partagent leur histoire avec les parents, les éducateurs et les forces de l'ordre pour aider les autres à être conscients des signes avant-coureurs afin que d'autres familles n'aient pas à subir le même traumatisme.

Elle et moi avons décidé que le meilleur moyen d'obtenir une forme de justice serait d'éduquer d'autres parents, d'autres familles, d'autres jeunes, explique Mme Harlos.

Selon cette dernière, l'Ontario reste une plaque tournante pour le trafic sexuel et, en raison de la pandémie de COVID-19, de nombreuses activités se déroulent en ligne.

Malgré les épreuves qu’elle a traversées, Mme Harlos affirme que sa fille se porte bien. Elle est mariée, a un fils de 12 ans et suit une formation pour devenir agente de sécurité.

Avec les informations de Sam Juric de CBC News

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