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Procès de la belle-mère de la fillette de Granby : l’enfant aurait tenté de s’enfuir

La façade du palais de justice de Trois-Rivières en automne.

Le palais de justice de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Les audiences ont repris lundi matin au procès de la belle-mère accusée d’avoir séquestré et tué la fillette de Granby en avril 2019. Un résident du quartier où le drame s’est produit a témoigné : l’enfant aurait tenté une fugue environ 10 h avant que les services d’urgences ne soient appelés sur place parce que l’enfant ne respirait plus.

Richard Samson était au lit. Il dormait lorsque quelqu’un a sonné à sa porte, vers 1 h 40. Il a entendu un bruit faible, mais personne ne s’y trouvait lorsqu’il a ouvert la porte. Dehors, l’accusée cherchait celle que l’on surnomme depuis la fillette de Granby.

M. Samson habitait la maison voisine. Il est aussi propriétaire de la résidence qui était alors louée par l’accusée.

J’ouvre la porte, mais je ne vois rien. J’entends un peu de bruit. J’entends [l’accusée]. Elle m’a dit : "Richard, elle s’est échappée de sa chambre. Ça fait cinq minutes que je cours après". Elle avait la voix qui tremblotait. Elle avait l’air fâchée, frustrée, a-t-il expliqué au jury.

Il a ensuite entendu l’enfant de 7 ans pleurnicher et dire « maman  », puis l’accusée et l’enfant sont retournées dans leur maison.

Intrigué par l’absence d’activité dans la maison

Richard Samson connaissait la jeune victime depuis plusieurs années. Par le passé, sa conjointe avait été embauchée par le CIUSSS pour garder temporairement des enfants dont les parents ont besoin de quelques heures de répit.

Il estime avoir rencontré la fillette entre quatre et six fois avant que l’accusée ne loue sa maison.

Les fenêtres de la maison étaient toujours fermées; les rideaux tirés. On ne voyait pas les enfants. Je me faisais toujours dire : "ils font dodo", explique-t-il.

Le propriétaire de la maison a aussi raconté avoir constaté, après l’arrestation de l’accusée, qu’un dispositif de blocage avait été installé sur la poignée de porte intérieure de la chambre de l’enfant.

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