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Les Chantamis reprennent le chant après 18 mois d’absence

« Il n’y a rien de plus frustrant qu’une répétition de chorale où la seule voix que tu entends, c’est la tienne », dit la directrice artistique de la chorale Les Chantamis, Marie-Josée Ouimet.

Choristes en répétition.

Après 18 mois d'absence, en raison de la pandémie, Les Chantamis se retrouvent pour pratiquer leur programmation des Fêtes.

Photo : Radio-Canada / India Lafond

En raison de la pandémie, 18 mois se sont écoulés avant que les choristes de la chorale communautaire francophone d’Edmonton, Les Chantamis, puissent se retrouver. Le groupe revient avec une programmation des Fêtes festive, rassembleuse et sécuritaire.

Katherine Restoueix, vice-présidente de la chorale, Les Chantamis, est soulagée de retrouver ceux qu'elle considère comme sa famille, après plus d’un an de séparation. À défaut de ne pas savoir si le spectacle des Fêtes se fera en présentiel, les répétitions ont, quant à elles, recommencé.

« Notre mission, c’est de promouvoir l’amour du chant de chorale et la joie de vivre. »

— Une citation de  Katherine Restoueix, vice-présidente de la chorale Les Chantamis

Chanter en sécurité

Une choriste de la chorale Les Chantamis répète une chanson avec le port d'un masque.

Les membres de la chorale Les Chantamis reprennent leur activité de façon sécuritaire avec le port du masque.

Photo : Radio-Canada / India Lafond

Afin de pratiquer de manière sécuritaire, la quarantaine de choristes doit respecter les 2 mètres de distanciation physique. Chaque choriste doit aussi obligatoirement porter le masque. On a des masques spéciaux pour chanter. Ça ressemble à des becs de canard , lance Katherine Restoueix.

De son côté, Marie-Josée Ouimet, directrice artistique de la chorale, est heureuse de retrouver ses choristes. Selon elle, l'interaction et l’énergie humaine sont nécessaires pour chanter en harmonie. C’est sûr que de chanter à travers un masque, ce n’est pas pareil. La prononciation est différente. On a un peu peur d’ouvrir la bouche. Ce n’est pas pareil, mais c’est tellement mieux d’être ensemble, ajoute-t-elle.

Alors qu'ils se retrouvaient à l’église Saint-Thomas d'Aquin, c’est maintenant dans le centre communautaire de la place Fulton, située dans la capitale albertaine, que les chanteurs pratiquent leur nouveau programme, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Même dans cette salle, ici, on n’est pas dans notre espace de répétition habituel. Il y a moins de résonance. C’est différent comme son, mais on est ensemble : c’est vraiment ça qui compte. On réussit à faire de la musique et à préparer quelque chose pour notre public, explique la chef de chœur.

Noël s’installe tranquillement

Cahier avec des notes de musique.

La chorale ne sait pas encore de quelle façon son spectacle du temps des Fêtes sera présenté.

Photo : Radio-Canada / India Lafond

Marie-Josée Ouimet indique qu’elle n’a pas limité son choix de chansons en fonction du port du masque de ses choristes. Les thématiques dans la programmation des Fêtes sont la joie, la paix et la fraternité. On essaie vraiment de pousser le fait qu’on n’a pas pu célébrer l’année dernière, ensemble. Faisons-le cette année, doublement, explique-t-elle.

« J’ai fini d’attendre, je veux Noël et je veux Noël maintenant pour être en famille et entre amis. »

— Une citation de  Marie-Josée Ouimet, directrice artistique chorale Les Chantamis

Avec un répertoire de chansons majoritairement francophone, les membres de la chorale interpréteront en anglais la pièce We Need a Little Christmas. Selon la chef de chœur, cette chanson reflète parfaitement notre réalité.

L’espoir est au rendez-vous

Le groupe Les Chantamis se croise les doigts pour pouvoir offrir sa programmation complète en présentiel, à l’église Saint-Thomas d’Aquin. Si, toutefois, le gouvernement provincial ne le permet pas, Marie-Josée Ouimet confirme que le spectacle sera entièrement enregistré pour une diffusion en ligne.

La directrice artistique considère que le chant de chorale est important pour faire vibrer la communauté francophone en Alberta. En milieu minoritaire, ça nous donne la chance de célébrer qui on est en chanson, en français et quand on ajoute Noël là-dedans, c’est le meilleur des mondes, conclut-elle.

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