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Le maintien de l’alerte rouge dans les hôpitaux pourrait durer encore un bon moment

France Desrosiers répond à une question devant un lutrin.

La docteure France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité, lors d'une mise à jour sur le système de santé vendredi dernier.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Même si le nombre de cas de patients atteints de la COVID-19 diminuait de façon importante dans les hôpitaux du Réseau de santé Vitalité, le niveau d’alerte rouge pourrait être maintenu.

Selon la président-directeur général du Réseau de santé francophone, la Dre France Desrosiers, la menace de grève dans le secteur public et le départ d’employés non vaccinés pourraient obliger le maintien de l’alerte rouge.

On base notre décision dernièrement sur trois grands facteurs. Évidemment la pandémie comme telle, c’est le facteur majeur. La courbe et les projections du nombre de nouveaux cas et les projections de cas d’hospitalisations. La deuxième chose, évidemment, c’est la menace de grève [du SCFP] qui nous pend au nez depuis quelques semaines. Et le troisième élément, c'est le nombre de nos employés qui vont être vaccinés en date du 19 novembre, qui est aussi une menace pour le système, explique la Dre Desrosiers en entrevue à l’émission La matinale.

Depuis une semaine, le nombre de patients atteints de la COVID-19 et qui sont hospitalisés a fondu au Nouveau-Brunswick, passant de 68 le 13 octobre à 41 dimanche.

Les réseaux de santé Vitalité et Horizon sont passés en phase d’alerte rouge les 12 et 13 octobre derniers.

Que signifie la phase d’alerte rouge?

Lors de cette phase, les hôpitaux de la province effectuent plusieurs changements pour alléger l’achalandage dans les hôpitaux afin de maintenir un niveau de soins sécuritaire et d'assurer une capacité d’accueil suffisante pour un éventuel afflux de patients. Cela signifie que tous les services de santé non essentiels sont grandement réduits ou interrompus. Chez Vitalité, plus de 2000 rendez-vous pour une imagerie médicale ont été annulés et 515 opérations non urgentes ont été reportées. Au Réseau Horizon, 113 interventions prévues ont été reportées. De plus, les visites sont interdites et des restrictions importantes (Nouvelle fenêtre) ont été mises en place pour les personnes de soutien désignées des patients. 

Vaccination des employés

Selon la PDG, la vaccination des employés s’accélère.

Il faut rester positif dans tout ça parce que quand on regarde les taux de vaccination, ils ont continuellement grimpé depuis l’annonce des mesures d’obligation de vaccination, indique la Dre Desrosiers, qui s’attend à annoncer cette semaine que 90 % du personnel a été vacciné avec au moins une dose.

Un nombre important d’employés pourraient tout de même quitter le bateau le 19 novembre, date butoir pour la vaccination des employés des secteurs publics, dont la santé.

On a mis des éléments en place, par exemple le dépistage obligatoire pour nos employés non vaccinés, et selon le nombre de trousses qui vont avoir été contractées on doit malheureusement commencer à mettre en place certaines mesures disciplinaires dans les prochains jours, explique France Desrosiers.

Vendredi, la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a indiqué que 7000 des 59 500 employés de la fonction publique n’étaient toujours pas vaccinés, ce qui représente 12 % des travailleurs. 

Les négociations avec le Syndicat canadien de la fonction publique toujours inquiétantes

Même si les négociations avec le gouvernement ont repris dimanche, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a toujours en main un mandat de grève de ses membres.

Ce nuage noir alimente les inquiétudes de la Dre Desrosiers. Selon elle, une grande partie des employés affectés aux unités COVID-19 n’ont pas été désignés comme essentiels, puisque l’exercice pour désigner ces postes a été fait avant la pandémie.

Les positions qu’on aurait aimé qu’elles soient désignées [essentielles] et qui ne le sont pas sont toutes en lien avec les services COVID qu’on a dû mettre en place. Ce n’était pas dans le portrait au moment où les désignations essentielles avaient été identifiées, deux ans passés, et donc avant la pandémie, explique la Dre Desrosiers.

Cela pourrait se traduire par un débrayage d’employés des sites de vaccination ou de dépistage, explique-t-elle.

Avec des informations de l'émission La matinale, d'ICI Acadie

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