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Le port de Vancouver touché par la crise mondiale d’approvisionnement

L’administration du plus grand port au Canada constate une augmentation du volume d’importation d'environ 15 %.

Des conteneurs au port de Vancouver.

Il y a peu de place dans le port de Vancouver pour ramener les conteneurs vides. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le port de Vancouver est touché par la congestion qui secoue la chaîne d'approvisionnement mondiale, mais l'Administration portuaire soutient que la situation est moins grave qu'aux États-Unis et que ses activités demeurent fluides.

D'importantes congestions de conteneurs embourbent néanmoins les chantiers et les terminaux.

Il y a plus de 100 conteneurs vides dans ma cour. Avant, c'était plutôt 40, 50 ou 60. C’est très difficile d’entreposer les conteneurs en ce moment, affirme Amandeep Bassi, propriétaire d’une entreprise de transport de marchandises.

Ses services consistent à prendre les conteneurs au port de Vancouver, à livrer la marchandise aux clients, puis à rapporter les conteneurs au port. Or, il n'y a plus suffisamment d'espace pour cette dernière étape.

La situation fait en sorte que les employés sont appelés à faire des heures supplémentaires. Harry Rattan, propriétaire d’une entreprise de camions, se dit étouffé.

Je travaille maintenant au moins 12 heures par jour. J’ai des clients fidèles avec qui je travaille depuis 32 ans. Je ne peux pas les laisser tomber.

Des conteneurs empilés et des camions garés dans le port de Vancouver.

Le président et directeur général de l’autorité portuaire de Vancouver, Robin Silvester, constate une augmentation du volume d’importation de près de 15 %.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Des conteneurs plus chers et en retard

Les prix des conteneurs et les retards de livraison font la vie dure aux commerçants, comme en témoigne le propriétaire du magasin Lucky's Exotic Bodega, de Vancouver, TJ Voss.

Avant la pandémie, un conteneur coûtait entre 1000 $ et 1500 $. Aujourd'hui, il peut coûter 15 000 $.

Une importation en provenance du Royaume-Uni est arrivée à bon port près de trois semaines en retard, raconte-t-il. Les friandises étaient déjà expirées.

Des activités encore fluides, selon le port de Vancouver

Partout sur la côte ouest, de nombreux bateaux à conteneurs attendent de pouvoir amarrer dans les ports pour y déposer des marchandises provenant d’Asie à destination de l’Amérique du Nord.

À Vancouver, l'Administration portuaire note une légère augmentation du nombre de bateaux en attente.

Le président-directeur général, Robin Silvester, affirme que la situation n’est pas aussi grave qu’en Californie. Néanmoins, il constate une augmentation du volume d’importation d'environ 12 à15 %.

Cette hausse crée un déséquilibre dans la chaîne d’approvisionnement et fait en sorte qu’un nombre grandissant de conteneurs vides attendent de retourner en Asie.

L’augmentation de la consommation durant la pandémie est principalement à l'origine de ce goulot d'étranglement, selon Trevor Heaver, professeur à la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique. Nous sommes tous restés à la maison, incapables de dépenser de l'argent pour des services ou des voyages. Alors nous avons acheté des choses, dit-il.

Avec des informations de Lyndsay Duncombe et d'Ashley Moliere

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