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Pénurie de sapins de Noël anticipée par les producteurs

Un sapin vu de près dans une sapinière, en Estrie.

Les sapins risquent d'être une denrée rare en 2021. Les producteurs soutiennent qu'il y aura une pénurie.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La fête de l’Halloween n’est pas encore passée que déjà, une pénurie de sapins de Noël s’annonce.

Le président de l’Association canadienne des producteurs de sapins de Noël, Larry Downey, explique que le phénomène a commencé il y a quelques années. Depuis 2008, il y a eu des fluctuations dans les prix qui ont découragé plusieurs producteurs. D'autres ont planté davantage, mais les arbres doivent atteindre une certaine croissance avant d'être coupés.

Ça fait déjà quatre ans que l'inventaire d'arbres à couper est en baisse au Québec et au Canada. La demande est très forte, explique Larry Downey.

« Les arbres sont vendus aux grossistes depuis juin. Les petits détaillants qui appellent en septembre pour placer leurs commandes ne peuvent pas en avoir parce que nous n'avons plus d’arbres. »

— Une citation de  Larry Downey, président de l’Association canadienne des producteurs de sapins de Noël
Un couple met son sapin dans la camionette.

Il est possible, pour s'assurer d'avoir un arbre cette année, de réserver son sapin en vue de l'autocueillette.

Photo : Radio-Canada

Il rappelle que le problème de relève touche aussi les producteurs d'arbres de Noël.

« Les fermes coûtent trop cher. Nous avons de moins en moins de producteurs. Nous sommes rendus à 50 % [d'entre eux] qui ont pris leur retraite en 15 ans. Il y a moins de producteurs et moins d'arbres. »

— Une citation de  Larry Downey, président de l’Association canadienne des producteurs de sapins de Noël

Il signale que le prix des sapins de Noël a effectivement tendance à augmenter en raison de l’effet de l’offre et de la demande.

Nous avons fait une petite augmentation raisonnable, pour respecter nos clients, d'environ 8 % par année depuis trois ans. Tout coûte plus cher, souligne M. Downey.

Il conseille toutefois aux consommateurs locaux de continuer d’aller au même endroit qu’à l’habitude.

Vous pourriez acheter votre arbre plus tôt. On peut le mettre dans l’eau et le placer du côté nord pour éviter qu’il sèche trop vite. Il y aussi des arbres qui sont réservés pour l'autocueillette. Pour notre part, nous allons ouvrir la dernière fin de semaine de novembre, puis toutes les fins de semaine de décembre, indique Larry Downey.

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