•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les renforts militaires pourraient être insuffisants pour les hôpitaux en Saskatchewan

Un travailleur de la santé est à l'extérieur d'un hôpital.

Selon des médecins, l'envoi de six infirmiers des Forces armées canadiennes arrive trop tard et pourrait être insuffisante à long terme.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les travailleurs de la santé pourront bénéficier d’un certain répit grâce au renfort des Forces armées canadiennes, mais ce soulagement pourrait être de courte durée, craint l'Association médicale canadienne.

Samedi, les forces armées ont confirmé à CBC que jusqu'à six infirmiers en soins intensifs viendraient au secours de la province.

Or, selon la présidente de l’Association médicale canadienne, Katharine Smart, bien que cette aide soit appréciée, elle pourrait être insuffisante à plus long terme si des mesures gouvernementales ne sont pas également mises en place.

Six infirmières, c’est assez pour veiller sur deux lits pendant deux jours. Cela ne résoudra pas le problème. La source du problème, c’est le nombre de cas de COVID-19 et l'augmentation des cas, explique-t-elle.

Selon l'épidémiologiste et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan Nazeem Muhajarine, cette aide, ajoutée aux transferts de patients, est nécessaire, mais elle arrive tard et n’est pas suffisante.

Il mentionne à ce propos un message Twitter de la ministre fédérale de la Santé, Patty Hadju, en date du 24 septembre, dans lequel elle évoquait déjà l'aide du fédéral.

Il a fallu 30 jours pour que nous sachions que nous recevrions six personnes des Forces armées canadiennes. En 30 jours, plusieurs vies ont été perdues en Saskatchewan , affirme le Dr Muhajarine.

Si ces renforts sont bien accueillis, l'épidémiologiste croit cependant que six personnes ne suffiront pas pour la province, compte tenu de ses besoins, à plus forte raison, aux soins intensifs, lesquels requièrent une attention spéciale.

Nous pourrions avoir besoin de six ou sept fois plus de personnel. Non seulement pour l'aide elle-même, mais aussi pour remplacer le personnel qui se donne corps et âme depuis des jours et des semaines, croit-il.

Avec les informations de Rosemary Barton Live et Olivier Daoust

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !