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Des rassemblements de solidarité envers les minorités hindoues du Bangladesh

Trois personnes sont regroupées et tiennent des pancartes dans leurs mains.

Des gens de la communauté bangladaise de Winnipeg ont dénoncé la violence dans leur pays. Des morts ont été rapportées durant le festival hindou Durga Puja au Bangladesh, selon les organisateurs.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Des gens se sont rassemblés à Winnipeg au cours de la fin de semaine pour démontrer leur fraternité avec les minorités hindoues du Bangladesh.

Plus de 75 personnes se sont regroupées au palais législatif du Manitoba samedi soir.

Dimanche, près de 70 personnes se sont rassemblées dans le parc Kirkbride, dans le sud-ouest de Winnipeg, dans le cadre de l’événement Ensemble pour la Justice.

Les rassemblements font suite aux attaques qui ont débuté la semaine dernière lors de protestations dans le quartier de Noakhali, dans le sud-est du Bangladesh.

Des centaines de fondamentalistes musulmans ont vandalisé des temples hindous et fait au moins six morts.

Les personnes responsables des récentes attaques haineuses doivent être traduites en justice, affirme l’un des organisateurs du rassemblement de dimanche, Apurba Deb.

Des gens sont regroupés et tiennent une pancarte dans leurs mains.

Plusieurs manifestants se sentent impuissants face aux événements qui se déroulent au Bangladesh.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Toutes les victimes d'atrocité devraient être dédommagées et le gouvernement du Bangladesh devrait assurer la sécurité de toutes les minorités.

La police au Bangladesh indique que des centaines de personnes ont été arrêtées à la suite des manifestations.

Une dizaine de membres de la communauté bangladaise ont pris la parole, dont deux professeurs de l’Université du Manitoba qui sont nés au Bangladesh. Ils font partie de la majorité musulmane, mais selon eux, il est primordial de montrer leur soutien à la minorité hindoue du Bangladesh.

Ekram Hossain porte des lunettes et un manteau. Il est dehors à l’événement « Ensemble pour la Justice ».

Le professeur à l’Université du Manitoba Ekram Hossain a toujours de la famille au Bangladesh.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Je pense que c’est un devoir civique d’être ici. Nous reconnaissons les droits des minorités, affirme le professeur Ekram Hossain.

« Nous devons vivre dans une société inclusive, nous ne pouvons pas vivre dans une société divisée. »

— Une citation de  Ekram Hossain, professeur à l’Université du Manitoba d’origine bangladaise

Les minorités devraient avoir le droit de pratiquer leur propre religion et leur propre système de croyances, peu importe dans quel État elles se trouvent, souligne Emdad Haqui.

Emdad Haqui porte des lunettes et un manteau. Il est dehors à l’événement « Ensemble pour la Justice ».

Emdad Haqui met de l’avant la laïcité, affirmant qu'un État devrait rester neutre et objectif et demeurer séparé de toute religion.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Toutes les minorités du monde devraient être solidaires.

Le conseiller municipal de Saint-Norbert-Rivière-Seine, Markus Chambers, qui a participé au rassemblement de dimanche, s’identifie aux difficultés vécues par les minorités ethniques.

Ma communauté, la communauté noire aux États-Unis, a connu des difficultés similaires. Des gens ont perdu la vie à cause de leur religion ou de la couleur de leur peau.

Une histoire teintée de violence

La population hindoue est passée de 30 % en 1947 à 9 % aujourd’hui sur une population de 165 millions de personnes, indique Apurba Deb.

En 1947, l’Empire britannique a tracé une frontière entre l’Inde, à majorité hindoue, et le Pakistan, à majorité musulmane.

Le Pakistan était formé de deux territoires : le Pakistan occidental et le Pakistan oriental qui est devenu le Bangladesh. Après un conflit armé, le Pakistan a officiellement reconnu le Bangladesh comme un pays.

Le démantèlement de l'Empire britannique des Indes a entraîné le déplacement de millions de personnes. Beaucoup de Bangladais hindous se sont déplacés en Inde, mais une minorité hindoue demeure toujours au pays.

Une femme tient une pancarte dans ses mains. Il est écrit « Sauvons les hindous au Bangladesh ». Derrière elle se trouve une cinquantaine de personnes avec des affiches.

Priti Senapati s’inquiète pour ses deux soeurs au Bangladesh. Elles ne sortent pas de leur maison après 18 h parce qu’elles ont peur.

Photo : Prabhjot Singh Lotey/CBC

Vishwamvhar Kripa Das a aidé à organiser l'évènement au palais législatif.

Il se sent impuissant face aux événements qui se déroulent dans son pays, mais estime qu’il est de son devoir de demander au gouvernement canadien de pousser le gouvernement du Bangladesh à prendre des mesures sérieuses.

Ce n'est pas une protestation religieuse, ce n'est pas une protestation politique. C'est une manifestation pour les droits de la personne.

Avec des informations de Cory Funk

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