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Les éducatrices de la FIPEQ-CSQ réduisent leurs demandes salariales

Trois représentantes du syndicat parlent aux médias assises à une table.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec baisse ses demandes salariales, mais rejette l’offre gouvernementale faite vendredi.

Photo : Radio-Canada

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) revoit à la baisse ses demandes salariales, mais rejette l’offre gouvernementale faite vendredi dernier aux travailleuses des CPE.

Après avoir déposé sa contre-proposition à la partie patronale dimanche matin, la FIPEQ a expliqué qu’elle fait maintenant passer ses demandes de hausses salariales à entre 13,6 % et 20,3 % sur trois ans, selon le corps d’emploi, alors qu'elles allaient précédemment de 21 % à 27 %.

Québec propose pour sa part un maximum de 20,2 % aux éducatrices qualifiées (qui possèdent un diplôme d’études collégiales en Techniques d’éducation à l’enfance), de 15 % aux éducatrices non qualifiées et de 9,3 % aux employés de soutien des CPE, comme les préposés à l’entretien ou à l’alimentation.

Notre gouvernement a montré une volonté ferme d’offrir aux éducatrices en CPE de meilleures conditions de travail, soutient Florence Plourde, l'attachée de presse de la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel.

Les critiques du syndicat portent notamment sur le fait que les corps d'emploi qui font équipe avec les éducatrices doivent avoir un salaire plus élevé que ce qui est offert par le gouvernement. C'est un effort de 7 millions de plus par année qui est exigé dans ce cas.

Le traitement réservé aux éducatrices spécialisées, qui travaillent avec des enfants ayant des besoins particuliers, et aux cuisiniers est particulièrement injuste, insiste-t-il.

Les premières, qui possèdent aussi un DEC et touchent actuellement le même salaire qu'une éducatrice, se voient proposer seulement 6 % d’augmentation sur trois ans. Selon la proposition de Québec, arrivées à l'échelon maximal, elles gagneraient moins qu'une éducatrice non qualifiée.

Quant au salaire de départ des cuisiniers de CPE, il serait de 37,5 % plus bas que celui des cuisiniers d'un établissement de santé, dit le syndicat.

« Bien qu'il ait fait une offre bonifiée pour les éducatrices qualifiées, les écarts de salaire avec le secteur public pour les autres corps d'emploi sont tout simplement trop importants pour freiner les départs massifs. »

— Une citation de  Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ

La FIPEQ dénonce de plus le salaire proposé pour une éducatrice qualifiée qui commence sa carrière, qui est de 21,38 $, lequel maintient un écart inacceptable avec le salaire moyen d'entrée d'un technicien au Québec, a dit Mme Grenon, spécifiant que ce salaire est de 23,61 $.

La présidente de la FIPEQ pense qu'il est important d'augmenter le salaire des éducatrices débutantes pour pouvoir les attirer vers la profession. L'offre de Québec, pour sa part, accorde les plus importantes augmentations aux éducatrices ayant plus de dix années d'expérience.

Le syndicat propose donc que les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées qui commencent leur carrière reçoivent 22,85 $/h et qu'elles la terminent à 30,29 $/h au dernier échelon. En fin de carrière, 30,47 $/h sont proposés par le gouvernement.

Détail important, la contre-offre de la FIPEQ évacue totalement les 5 % d'augmentation qui étaient dévolus par Québec uniquement aux éducatrices travaillant 40 heures par semaine, mais l'inclut dans l'échelle salariale globale. Les éducatrices refusant de travailler cinq jours par semaine recevraient, selon le plan syndical, le même salaire horaire que celles travaillant à temps plein.

Le syndicat espère convenir d'une entente d'ici jeudi, date à laquelle une journée de négociations est prévue. Nous souhaitons en arriver à une entente dans les plus brefs délais, assure-t-on du côté du Conseil du Trésor.

Par ailleurs, les éducatrices continuent à exiger plus de soutien pour les aider avec les enfants qui connaissent des difficultés.

La FIPEQ réclame que des éducatrices spécialisées ou des agentes en soutien pédagogique et technique soient obligatoirement embauchées dans tous les CPE.

Elle accepte par ailleurs la mise en place d'un comité paritaire syndicat-employeur visant à trouver des solutions pour régler la question, mais voudrait qu'une somme récurrente garantie de 5 millions de dollars lui soit allouée pour financer les conclusions de ce comité.

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