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Vaccination obligatoire : les responsables des foyers de soins craignent le pire

Une main ganté tient dans sa main une main d'une personne âgé couché dans un lit.

De nouvelles prévisions indiquent que 5 % des employés n’ont pas l’intention de se faire vacciner.

Photo : Getty Images / Hugh Hastings

Radio-Canada

Des propriétaires de foyers de soins dans la province craignent de ne pas avoir assez de personnel pour répondre aux besoins des patients, alors qu’approche la date butoir du 19 novembre pour la vaccination obligatoire des travailleurs du secteur public.

Les employés qui veulent continuer de travailler après le 19 novembre avaient jusqu’à vendredi pour obtenir leur première dose.

La directrice régionale de l’Association francophone des établissements de soins spéciaux du Nouveau-Brunswick, Monica Gosselin, affirme que si l’obligation à la vaccination a encouragé certains employés à aller chercher leurs deux doses, d’autres n’ont toujours pas changé d’idée.

Cela pose problème, car la pénurie de main-d’œuvre existante amène les foyers de soins à avoir besoin de tous leurs employés.

Certains foyers n’ont pas les moyens financiers de rester fonctionnels tout en fermant des lits, et il n’y a pas d’espace pour accommoder tous les patients dans la province si des établissements devaient fermer.

Si le gouvernement ne change pas d’idée, Monica Gosselin croit qu’il faudrait revoir la possibilité de tester les employés non vaccinés sur place, ou encore augmenter leurs salaires pour éviter qu’ils quittent vers d’autres secteurs où la vaccination n’est pas obligatoire.

Sincèrement, il faudra s’asseoir, avec les 10-20 % qui restent. On en a besoin. Est-ce qu’on peut arriver à un compromis? Est-ce qu’il y a une façon qu’on peut fonctionner pour qu’ils continuent de travailler? Il faudra s’asseoir à la table et probablement prolonger le délai du 19 novembre, dit Monica Gosselin.

Les foyers de soin sur le qui-vive

Un comité a été mis sur pied cette semaine pour trouver des solutions pour pallier la perte d’employés non vaccinés après le 19 novembre.

L’association des foyers de soin a rencontré le premier ministre de la province vendredi, et toutes les possibilités semblent être sur la table.

De nouvelles prévisions indiquent que 5 % des employés n’ont pas l’intention de se faire vacciner, ce qui représente environ 200 à 300 personnes.

Selon le directeur général de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Michael Keating, c’est une perte moins considérable que ce que l’association avait prévue.

Une femme regarde une fiole dans laquelle une seringue a été insérée.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick maintient la ligne dure quant à la date butoir du 19 novembre pour la vaccination obligatoire des employés du secteur public.

Photo : La Presse canadienne / AP/Matt Rourke

Des stratégies comme la redistribution d’employés vers d’autres foyers qui en ont besoin, en attendant l’embauche de nouvelles personnes, pourraient faire partie des solutions explorées.

Comme on a vu pendant la pandémie, l’éclosion à Sackville ou même à Dalhousie, on a dû redistribuer le travail. Et l’on est prêts à faire ça si ça arrive dans une situation où on perd trop d’employés, souligne Michael Keating. Chaque foyer est différent, chaque foyer a un plan différent, et notre plan est d’avoir assez de ressources pour les aider.

Michael Keating ne sait pas si le gouvernement se verra dans l’obligation de reporter la date limite comme l’a fait la province voisine du Québec.

Pour l’instant du moins, le ministre du Développement social néo-brunswickois Bruce Fitch n’a pas montré de signe selon lequel le gouvernement allait changer d’avis.

D’après le reportage de Sara Déry

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