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Des syndicats d’hôpitaux dénoncent la violence au travail

Image floue de travailleurs de la santé dans un corridor d'hôpital.

Les employés d'hôpitaux font face à différentes formes de violence, selon deux syndicats du secteur de la santé.

Photo : getty images/istockphoto / OZANKUTSAL

Radio-Canada

Deux syndicats du secteur de la santé demandent au gouvernement ontarien de mieux protéger les travailleurs contre la violence en milieu de travail.

Selon le Syndicat international des employés de services du secteur de la santé (SEIU) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représentent 70 000 travailleurs d’hôpitaux de première ligne, le nombre d’actes violents est à la hausse.

La présidente du SEIU, Sharleen Stewart, rappelle que la majorité des employés d’hôpitaux sont des femmes. Elle estime qu’il y a moyen de prévenir ces attaques, qui contribuent au manque de personnel.

Ces travailleurs sont aux premières lignes de la lutte contre la COVID-19, prodiguant des soins et sauvant des vies , a déclaré Mme Stewart samedi lors d’une conférence de presse virtuelle. Ils ne devraient pas s’inquiéter d’être blessés par un patient ou un membre de sa famille.

Les deux syndicats négociaient depuis juin avec l’Association des hôpitaux de l’Ontario. Les pourparlers sont rompus depuis une médiation, en septembre. L’amélioration des mesures de santé et de sécurité pour les employés d’hôpitaux est la priorité, selon Mme Stewart.

La hausse de la violence en milieu de travail, le manque de personnel, l’épuisement professionnel : tous ces enjeux sont liés , affirme-t-elle. Il faut agir de façon urgente, parce que la situation se détériore constamment.

Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario du SCFP, raconte que la violence prend diverses formes : racisme, agression sexuelle, harcèlement, attaques verbales ou physiques. Il affirme que leur fréquence contribue à un climat de travail toxique.

C’est un facteur qui revient souvent pour expliquer que le personnel est démoralisé, commente-t-il.

Plus tôt en octobre, des accusations ont été portées en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité contre le Southlake Regional Health Centre de Newmarket et sa PDG Arden Krystal.

Une porte-parole de l’hôpital, Kathryn Perrier, a confirmé samedi que des accusations avaient été portées à la suite de trois événements survenus en 2020.

Cette situation nous a beaucoup déçus, considérant notre engagement ferme et les mesures que nous avons adoptées pour améliorer la sécurité de notre personnel, a-t-elle déclaré.

Mme Perrier a précisé que ces cas étaient liés à des patients atteints de démence, sans toutefois donner de détails.

Elle a expliqué que l’hôpital sert une population en importante croissance et vieillissante et qu’il est souvent débordé. Cela augmente substantiellement le risque de confrontations avec des patients en crise. C’est ce qui s’est passé.

D’après les informations de Muriel Draaisma de CBC

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