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Rogers rejette l’idée d’une réunion du conseil avec son ancien président

Deux hommes sourient, les bras croisés devant eux.

Edward Rogers en compagnie de Tony Staffieri, ancien directeur financier de Rogers Communications

Photo : Reuters / Carlos Osorio

La Presse canadienne

La dispute familiale autour du contrôle de Rogers Communications s'est poursuivie samedi. L'entreprise a dénoncé la volonté de son ancien président de mener une réunion du conseil avec une poignée d'administrateurs qu'il a nommés.

Elle a rejeté toute décision qui sortira de cette éventuelle réunion.

Rogers a publié samedi un communiqué affirmant que toute réunion du conseil à laquelle participeraient Edward Rogers et les cinq personnes qu'il a nommées est illégale.

La discorde a éclaté après qu'Edward Rogers a tenté en vain de nommer l'ancien directeur financier de Rogers, Tony Staffieri, au poste de chef de la direction et de remplacer d'autres membres de l'équipe de direction, selon les médias.

La proposition de M. Edwards Rogers de mener ce week-end une réunion du conseil avec les administrateurs qu'il a nommés contrevient aux lois de la Colombie-Britannique, là où Rogers Communications est incorporée. En conséquence, elle ne sera pas valide, a déclaré le président du conseil, John MacDonald.

Selon lui, il est décevant de voir son prédécesseur tenter d'agir unilatéralement en ignorant les intérêts de l'entreprise et de tous ses actionnaires.

Edward Rogers insiste pour dire que ses nominations sont légitimes.

Le nouveau conseil et l'entreprise ont d'importantes choses à régler, a-t-il déclaré par courriel. Je ne me lancerai pas dans des débats avec les anciens administrateurs devant les médias. Une réunion du conseil se déroulera comme prévu.

M. Rogers a été démis de ses fonctions jeudi, mais reste président de Rogers Control Trust, la fiducie familiale qui contrôle l'entreprise puisqu'elle détient 97 % des actions avec droit de vote de catégorie A.

Son projet de nommer Tony Staffieri aurait été bloqué par d'autres membres du conseil d'administration, y compris par les sœurs et la mère de M. Rogers, selon plusieurs reportages.

Edward Rogers a refusé de jeter les armes. Il a réclamé jeudi soir le départ de John Clappison, David Peterson, Bonnie Brooks, Ellis Jacob et John MacDonald. Il aimerait voir Michael Cooper, Jack Cockwell, Jan Innes, Ivan Fecan et John Kerr comme nouveaux administrateurs.

Vendredi soir, l'entreprise a réagi en déclarant que cette tentative d'Edward Rogers de remplacer cinq membres du conseil d'administration de l'entreprise était invalide. John MacDonald a indiqué que cette déclaration a été publiée après l'obtention de conseils juridiques.

Martha Rogers s'est clairement opposée aux décisions de son frère.

Contrairement à Ed, je n'ai pas d'avocats, de firmes de relations publiques, d'équipe ou de formation médiatique. Je n'en ai pas besoin, a-t-elle écrit sur Twitter, samedi. Je ne suis pas une personne spéciale. Je suis juste une femme ordinaire placée dans des circonstances extraordinaires. Son père Ted m'a nommée au conseil pour empêcher que quelque chose d'aussi débile survienne. C'est pour toi, papa.

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