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Des organismes communautaires qui peinent à offrir leurs services

Un homme marche sur la rue.

La rareté de logements abordables accentue les demandes d'aide auprès des organismes communautaires.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19 continue de représenter tout un casse-tête pour des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent. Tant et si bien que certains d'entre eux peinent à offrir leurs services, la demande étant trop forte.

Pour respecter les mesures sanitaires en vigueur, certains de ces organismes n'ont eu d'autre choix que de revoir à la baisse leur offre. À titre d’exemple, la Maison de l’Espoir de Mont-Joli et le Répit du Passant de Rimouski n'ont eu d'autres choix que de passer de neuf à six lits dans leurs locaux.

Le Répit du Passant est allé jusqu'à mettre un terme aux soupers qui étaient offerts aux plus démunis. Ironie du sort: c'est pendant la pandémie que la demande a atteint des sommets et que la durée nécessaire des séjours étaient à la hausse.

C'est variable. Ça peut être une nuit. Je dirais que deux mois, c'est pas mal le maximum de durée de séjour. Ça peut arriver que certains restent un peu plus longtemps, estime Karine Ouellet, directrice de la Maison de l'Espoir de Mont-Joli.

Karine Ouellet, directrice de la Maison de l'Espoir de Mont-Joli.

Karine Ouellet, directrice de la Maison de l'Espoir de Mont-Joli.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

« Quand on regarde les statistiques dans les dernières années, le séjour moyen était d'environ 15 jours. »

— Une citation de  Karine Ouellet, directrice de la Maison de l'Espoir de Mont-Joli

Des logements trop chers

La flambée du coût des logements est également un problème pour plusieurs personnes. La rareté de loyers abordables peut être un frein à une reprise en main pour certains individus.

À Rivière-du-Loup, l'organisme Trajectoires Hommes souhaite aménager différents logements pour des hommes seuls ou avec enfants, à même ses installations. Le projet Un toit pour nous pourrait répondre à une demande de plus en plus forte.

On a remarqué que c'est environ 20 % de la clientèle annuelle qui aurait besoin d'un service comme celui d'appartements de transitions, calcule Luc Laforest, directeur de Trajectoires Hommes.

Luc Laforest, directeur de Trajectoires Hommes

Luc Laforest, directeur de Trajectoires Hommes

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

« Ça peut représenter de 25 à 30 hommes par année, au KRTB, qui auraient besoin de ce service qui n'existe pas encore. »

— Une citation de  Luc Laforest, directeur de Trajectoires Hommes

Les dirigeants des organismes communautaires espèrent que les allègements à venir aux mesures sanitaires contribueront à mettre un couvercle sur la marmite en ébullition de la demande d'aide.

D'après le reportage de Patrick Bergeron

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