•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bandes dessinées : adaptation « 2 en 1 » et une nouvelle aventure

Les couvertures des albums de la semaine.

Les deux bandes dessinées de la semaine.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada / Atelier Akatombo, L'Association

Deux bandes dessinées européennes bien loin l’une de l’autre. Un manga qui reprend deux histoires classiques et une suite qui semble avoir sauté une étape. 


1984 - La luciole (Atelier Akatombo)

Texte et dessin : Takehito Moriizumi Auteur original de 1984 : George Orwell Auteur original de La luciole : Haruki Murakami Traducteur : Dominique Sylvain et Frank Sylvain 114 pages


Revisiter une œuvre littéraire est déjà une lourde tâche. Revisiter deux œuvres littéraires sous la même couverture est carrément un défi. Le mangaka Takehito Moriizumi s’est attaqué à deux textes complètement différents pour son plus récent ouvrage.

Il a illustré la nouvelle La luciole de l’auteur japonais Haruki Murakami, extraite du recueil Saules aveugles, femme endormie. En deuxième partie, il propose une adaptation du classique de George Orwell, 1984. Celui-ci est entré dans le domaine public au début de 2021. L’année n’est pas encore terminée que près d’une demi-douzaine d'adaptations BD ont été publiées.

Alors qu'une histoire plonge dans le deuil, l'autre se déroule dans l'univers de Big Brother. Pourtant, les deux s'enchaînent bien grâce aux coups de crayon de Moriizumi.

L’exercice est bien rendu, mais le livre ne remplacera pas les versions originales.


Midi à quatorze heures - Les nouvelles aventures de Lapinot (tome 7) (L’Association)

Texte et dessin : Lewis Trondheim 48 pages


Le bédéiste Lewis Trondheim a fait paraître le septième tome de sa série Les aventures de Lapinot. Jusque là, rien ne cloche. Sauf que lorsqu’on jette un œil aux albums précédents, le sixième est manquant. Le temps nous dira pourquoi Trondheim a passé par-dessus ce bout d’histoire.

Dans cette nouvelle aventure, Lapinot doit jongler entre son meilleur ami, sa famille et sa nouvelle copine. Ne voulant blesser personne, il se retrouve au centre de son entourage. Ancrée dans un quotidien plutôt réaliste (s’il est possible de considérer comme réaliste un monde où tous les personnages ont des têtes d’animaux), l’histoire dérape juste assez. Une révélation percutante vient chambouler le récit.

Trondheim aborde les relations humaines complexes avec un humour parfois décalé.

Cette aventure de Lapinot peut se lire sans même connaître la série.

Bizarrement, après la lecture de Midi à quatorze heures, on attend l’album suivant, mais aussi le précédent!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !