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Les membres de la FANE se penchent sur l’avenir de la population francophone

Drapeau de l'Acadie fixé à une boîte aux lettres en bordure d'une route.

La FANE réfléchit aux moyens de retrouver la démographie francophone perdue au fil des années.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) rassemble cette année ses membres autour d’un thème qui lui est cher : l’immigration. Pour s'assurer de la pérennité de la francophonie dans la province, l'organisme les invite à réfléchir aux façons de retrouver la démographie francophone qu’elle a perdue au fil des années.

On veut maintenir notre pourcentage, dit le président de la FANE, Kenneth Deveau, en marge de l'assemblée générale annuelle (AGA) de l'organisme.

En 2016, un peu plus de 30 000 Néo-Écossais avaient déclaré avoir le français comme langue maternelle. Cela représente 3,25 % de la population, une légère diminution par rapport au recensement de 2011.

À une époque, les Acadiens formaient 10 % de la population néo-écossaise, selon Kenneth Deveau.

« On veut faire du rattrapage par rapport aux pertes du passé. Ce poids-là est très important pour nous, afin de maintenir notre influence politique, sociale et économique. »

— Une citation de  Kenneth Deveau, président de la FANE

La FANE négocie avec le gouvernement provincial pour que son programme d’immigration pour francophones soit reconduit. On travaille de près avec la province […] sur ces dossiers-là, assure M. Deveau.

Un homme souriant, debout devant un mur.

Kenneth Deveau est le président de la Fédération de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Le ministre des Affaires acadiennes et de la francophonie, Colton LebLanc, a réitéré l’engagement du nouveau gouvernement vis-vis du maintien de ces programmes d’immigration, des dires de Kenneth Deveau.

La stratégie d’immigration francophone achève cette année, on est à même de planifier la prochaine, ajoute-t-il.

Une approche qui rapporte

À en croire Clarisse Nga, une immigrante originaire du Cameroun, la stratégie actuelle semble porter fruit. Il n’a fallu que cinq mois, pour qu'elle reçoive une réponse favorable du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. J’ai été agréablement surprise!, avoue-t-elle.

Une femme  souriante dans une salle de conférence.

Clarisse Nga a apprécié l'accueil reçu à son arrivée en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

« Je me suis sentie attendue. Et ça, des fois, quand on est dans un processus, ce n’est pas évident. On va vers l’inconnu, mais quand on sait que quelqu’un connaît nos problèmes et est prêt à nous accompagner, ça rassure. »

— Une citation de  Clarisse Nga

Les membres de la Fédération acadienne ont aussi été indispensables, se souvient Mme Nga. Les gens prennent plus de peine, ils préparent l’arrivée des immigrants et s’assurent que tout se passe bien. Ce n’est pas un cursus de six mois et après on t’oublie. Moi j’ai beaucoup profité de tout ce que la communauté avait à offrir.

Mais il reste des défis à surmonter pour les régions, selon la FANE. C’est à Halifax que l’on compte le plus grand nombre de personnes parlant le français et c’est souvent là que les immigrants s’installent.

Clarisse Nga est de ceux et celles qui ont réussi à s’intégrer, malgré quelques embûches. Quand je le dis, tout le monde rigole, mais j’aime beaucoup le climat en Nouvelle-Écosse!, s'exclame-t-elle. C'est le genre d'histoires que la FANE souhaite entendre encore plus souvent.

D'après un reportage de Stéphanie Blanchet

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