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À 43 ans, la Fédération franco-ténoise veut se redéfinir

Un petit drapeau bleu et blanc arborant les symboles d'un ours polaire et d'un logo représentant une moitié de fleur de lys et une moitié de flocon est planté dans la neige.

La Fédération franco-ténoise a tenu sa 43e assemblée générale annuelle le 23 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

La Fédération franco-ténoise a tenu, samedi, sa 43e Assemblée générale annuelle. En marge de cette rencontre, la fédération et la firme PGF consultants ont présenté les premières conclusions d’une réflexion structurelle.

Dans ce rapport d’étape, les consultants expliquent avoir pour mandat de prendre le pouls de la communauté et des organismes francophones quant à leurs besoins et à la capacité des structures en place à y répondre.

Si les personnes consultées se disent généralement satisfaites des services offerts aux francophones, plusieurs défis ont été identifiés, notamment en matière de recrutement et de rétention, d’implication personnelle, de lourdeur structurelle et de communication.

Selon PGF, plusieurs organismes francophones subissent les contrecoups du grand roulement de la population francophone, de la présence d’un grand nombre d’organismes pour une petite population et de la précarité liée au financement par projets.

Ce constat incite la fédération à réfléchir au rôle qu’elle joue auprès de la communauté francophone, note sa directrice générale, Linda Bussey.

Je sais que des organismes ont décidé d’abandonner d’être des associations à cause de la lourdeur administrative, notamment à cause des rapports, des états financiers et de la gestion des ressources humaines qu’implique la forme juridique, explique-t-elle.

La question qui se pose est donc : comment peut-on soutenir les organismes en région [...] pour leur permettre de faire des activités, précise Mme Bussey. L’une des solutions qu’elle voit et qu’évoque PGF est le développement possible de services administratifs partagés entre les organismes.

Les consultations se poursuivent afin de tirer des recommandations concrètes du portrait de la communauté.

Maintenir la vitalité, malgré la pandémie

Le bilan annuel de la Fédération franco-ténoise est marqué par les conséquences de la pandémie de COVID-19 sur les activités quotidiennes.

Une partie des ressources a été consacrée à des activités en ligne, tant pour la formation aux outils de communication que pour l’organisation d’événements rassemblant la communauté.

Les activités de certaines branches, comme le Réseau TNO Santé, ont été adaptées pour répondre aux besoins de la communauté francophone durant la crise sanitaire.

Pour mieux comprendre l’immigration francophone aux Territoires du Nord-Ouest, le Réseau en immigration francophone (RIFTNO) a lancé un projet de recherche qui analyse le parcours des immigrants du territoire afin d’identifier les avancées et les lacunes en matière de service d’accueil [et] d’intégration, lit-on dans le rapport annuel.

Du point de vue de la jeunesse, plusieurs activités ont été organisées par Jeunesse TNO, dont certaines en ligne, afin de se faire connaître auprès des jeunes francophones et francophiles et tenter de les rassembler.

Afin de favoriser l’accès à la justice en français, le Programme Accès Justice, créé en 2019, s’est notamment doté de ressources en ligne lui permettant, d’une part, de se faire connaître et, d’autre part, d’offrir aux nouveaux arrivants une meilleure compréhension du système judiciaire canadien.

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Recrutement difficile à l’échelle territoriale

La Fédération franco-ténoise n’est pas, elle non plus, à l’abri des difficultés de recrutement et de rétention de personnel que vivent ses membres.

Linda Bussey debout devant un meuble sur lequel il y a des diverses brochures.

La difficulté à trouver quelqu'un pour succéder à Linda Bussey a retardé de quelques semaines le départ à la retraite de la directrice générale de la fédération. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

La difficulté à recruter quelqu’un pour prendre la relève à la direction générale, voire à trouver une firme spécialisée afin d’embaucher la personne en question, retarde de quelques semaines le départ à la retraite de la directrice générale actuelle, Linda Bussey, prévu en février.

Le défi que représente le renouvellement des membres faisant partie des diverses instances de la communauté franco-ténoise s’est également répercuté sur le conseil d’administration de la fédération.

Cette année, deux postes étaient à pourvoir, mais aucun candidat ne s’est présenté aux élections. En vertu des statuts et règlements de la fédération, les deux postes d’administrateurs pourront être pourvus par nomination du conseil d’administration.

Reconnaissance pour les membres actifs

Outre les remerciements faits aux membres de la communauté impliqués dans les divers organismes franco-ténois, la fédération a tenu, cette année, à souligner la participation de Jacques Benoît Roberge à la vie de la communauté en lui remettant le prix Jeanne Dubé.

Ce prix remis annuellement depuis 1993 souligne l’engagement de Franco-Ténois envers la francophonie, de même que leur implication au sein de la communauté.

Lors de la remise du prix, le président du conseil d’administration de la fédération, Jean-François Pitre, a noté l’excellence des analyses offertes par M. Roberge dans les discussions de la fédération, ainsi que sa capacité à prendre des décisions.

Ému, Jacques Benoît Roberge a dit être vraiment touché par ce prix auquel il ne s’attendait pas.

Je ne suis qu’une petite partie de tout ce qu’on réalise, a-t-il ajouté.

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