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COP26 : « plus dur » de parvenir à un accord mondial qu’à Paris, juge son président

Alok Sharma.

Le président britannique de la COP26, Alok Sharma, lors d’une conférence de presse à la fin de la réunion sur le climat précédant la COP26 à Milan, en Italie, le 2 octobre 2021.

Photo : Reuters / GUGLIELMO MANGIAPANE

Agence France-Presse

Le président britannique de la COP26, Alok Sharma, a jugé samedi qu'il serait « définitivement plus difficile » de parvenir à un accord mondial à l'issue de ce sommet sur le climat, qui doit s'ouvrir dans trois semaines à Glasgow, que lors de celui de Paris en 2015.

Après l'ouverture de la COP26 le 31 octobre à Glasgow, en Écosse, le gouvernement britannique disposera de deux semaines de rencontres afin de persuader quelque 200 pays de faire davantage pour réduire leurs émissions de carbone dans le but de contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, seuil ambitieux fixé en 2015 par les accords de Paris.

Ce que nous essayons de faire ici à Glasgow est en fait très dur, a déclaré M. Sharma au quotidien britannique The Guardian, certainement plus difficile que Paris à de nombreux niveaux.

Ce qu'ils ont fait à Paris était brillant, c'était un accord-cadre, [mais] une grande partie des règles détaillées ont été laissées pour l'avenir, a-t-il ajouté.

« C'est comme si nous étions arrivés à la fin de l'examen et qu'il ne restait que les questions les plus difficiles, et que nous manquions de temps, l'examen se terminant dans une demi-heure. »

— Une citation de  Alok Sharma, président britannique de la COP26

Les négociations vont notamment être compliquées par l'évolution du contexte géopolitique, alors que Londres et Washington entretiennent des relations plus tendues qu'avant avec la Chine et la Russie, dont les deux présidents ne devraient pas se rendre au sommet.

Les étoiles étaient peut-être alignées différemment en allant à Paris, a admis M. Sharma.

Représentation d'une forêt en feu.
Des émissions provenant de cheminées d'une raffinerie.

La science permet d’affirmer avec encore plus de certitude que les changements climatiques sont causés par les gaz à effet de serre, selon l’ancien vice-président du GIEC Jan-Pascal Van Ypersele.

Photo : La Presse canadienne / jason Franson

Depuis la signature des accords de Paris en 2015, la transition vers une économie et des énergies plus propres a progressé, mais trop lentement pour limiter le réchauffement à 2 °C, a fortiori à 1,5 °C, par rapport à la fin du XIXe siècle.

En août, le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) mettait déjà en garde contre le risque d'atteindre le seuil de 1,5 °C autour de 2030, 10 ans plus tôt qu'estimé dans sa précédente estimation en 2018, menaçant l'humanité de désastres sans précédent.

Mais ce qui joue en notre faveur, c'est qu'il y a une conscience que nous devons faire face à cette crise climatique, a jugé Alok Sharma, affirmant que le rapport du GIEC, même s'il est très alarmant, a été assez utile pour aider à concentrer les esprits.

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