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L’ONU appréhende des « atrocités de masse » au Myanmar

Un fourgon de police au Myanmar.

Une patrouille policière dans le centre-ville de Rangoon.

Photo : afp via getty images / STR

Agence France-Presse

Le rapporteur de l'ONU pour les droits de l'homme au Myanmar a accusé vendredi la junte birmane de masser dans le nord du pays des dizaines de milliers de troupes et des armes lourdes et dit redouter « des atrocités ».

Nous devrions tous être préparés, comme le sont les gens dans cette partie du Myanmar, à des atrocités de masse encore plus nombreuses, a déclaré Tom Andrews devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Ces tactiques sont une sinistre réminiscence de celles employées par les forces armées avant leurs attaques génocidaires contre les Rohingyas dans l'État de Rakhine en 2016 et 2017, a-t-il ajouté en précisant avoir été destinataire d'informations selon lesquelles un très grand nombre de troupes se déplaçaient dans les régions reculées du nord et du nord-ouest du Myanmar.

Selon un communiqué du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, M. Andrews, un ancien parlementaire américain, a présenté à l'AG de l'ONU les conclusions de son rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme au Myanmar.

D'après ce communiqué, la junte militaire a perpétré depuis son coup d'État en février dernier de probables crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Je me présente devant cette vénérable institution aujourd'hui pour vous transmettre une simple demande de la population du Myanmar : préoccupez-vous de la catastrophe en cours et traduisez cette préoccupation en actes significatifs, a plaidé le diplomate américain.

Cette semaine, l'armée, au pouvoir depuis le coup d'État du 1er février contre le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, a annoncé la libération à l'occasion de la fête bouddhiste de Thadingyut de 5636 personnes arrêtées lors des manifestations massives qui ont secoué le pays après le putsch.

Des centaines de détenus politiques birmans, amnistiés, ont de fait retrouvé leurs familles en liesse devant les prisons, certains promettant déjà de reprendre le combat contre le régime militaire.

Mais vendredi, selon une ONG, plus de 100 opposants ont de nouveau été arrêtés.

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