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Course à relais de Sherbrooke à Longueuil pour dénoncer les féminicides

Deux étudiantes sont accueillies par une haie d'honneur.

De futurs infirmières praticiennes courent pour soutenir un organisme venant en aide aux femmes victimes de violence conjugale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe de vingt étudiantes de l'Université de Sherbrooke participe à une course à relais de 160 kilomètres dans le but d'amasser des fonds pour l'organisme SOS violence conjugale. Par le fait même, les futures infirmières praticiennes spécialisées en première ligne souhaitent faire connaître au public cette profession méconnue qu'elles occuperont bientôt.

Le départ de cette course s'est fait à Sherbrooke, un peu avant minuit vendredi. Chacune des participantes courra une distance de cinq à dix kilomètres avant de passer le flambeau à une prochaine coureuse, jusqu'à ce que le groupe atteigne le campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke, vers 18 h samedi.

Une cohorte 100 % féminine

C'est lors de leur party de Noël virtuel que l'idée est venue de courir pour une bonne cause : lutter contre la violence conjugale. Pour cette cohorte entièrement féminine d'infirmières praticiennes spécialisées, il s'agissait d'un choix naturel.

Avec la hausse des féminicides durant la pandémie, le fait qu'on en voit dans notre pratique, pis le fait qu'on soit une cohorte entièrement féminine...On est arrivé au 17e féminicide, à chaque fois, ça vient nous chercher, explique une des organisatrices, Véronique Bélisle.

Une étudiante courre et l'autre se promène à vélo.

Des étudiantes ont parcouru la distance entre Longueuil et Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

L'objectif initial était d'amasser 7000 $ auprès de commanditaires privés et de fonds appuyant les initiatives étudiantes. Nos études sont vraiment exigeantes, mais on l'a déjà dépassé. On est à 9700 $, dit fièrement Véronique. On espère vraiment atteindre le 10 000 $ demain!

En effet, un petit groupe de six organisatrices se sont réunies virtuellement chaque semaine depuis des mois pour organiser la course, publier du contenu en ligne et contacter de possibles commanditaires, pour remettre des dons à SOS violence conjugale.

Toutes les infirmières sont super

Les infirmiers et infirmières praticiennes spécialisées en première ligne (IPSPL) sont surtout connus sous le nom de super infirmières.

D'une part, Véronique Bélisle rappelle que toutes les infirmières sont super, on n'est pas plus super que les autres. On n'est pas des médecins, on n'est pas des infirmières régulières. On a vraiment notre profession à nous.

« Les IPS sont vraiment connues sous le nom de super infirmières, mais on essaie un peu de faire tomber cette tendance là parce que toutes les infirmières sont super. On n'est pas plus super que les autres. »

— Une citation de  Véronique Belisle, organisatrice

D'autre part, les organisatrices de la course jugent que leur rôle est trop peu connu au Québec, alors que leur apport pourrait répondre au manque criant de médecins de famille. Depuis janvier dernier, le gouvernement a toutefois élargi les tâches des IPSPL.

Les infirmières praticiennes spécialisées avaient du retard au Québec comparé au reste du Canada. Notre expertise est vraiment plus reconnue maintenant qu'on a le droit de diagnostiquer, on a le droit de prescrire presque tous les médicaments, ajoute Véronique Bélisle.

Pour accéder à une IPSPL, il faut s'inscrire en ligne tout comme pour un médecin de famille. Elles peuvent prendre en charge les cas avec un niveau de complexité plus simple, conclut Véronique Bélisle.

Avec les informations de Jean Arel et de Fanny Geoffrion

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