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Une opération à 20 000 $ pour biffer le nom de Dominic Gagnon

Des mains en gros plan barrent un nom au crayon feutre sur un bulletin de vote.

Sur chaque bulletin, le nom de Dominic Gagnon est rayé au crayon feutre noir.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

L'opération pour rayer le nom de Dominic Gagnon des bulletins de vote pour l'élection à la mairie de Saguenay coûtera finalement environ 20 000 dollars à Saguenay. Celle-ci a débuté jeudi au bureau de la présidente d’élection et devrait s'étaler sur une dizaine de jours.

C’est ce qu’a confirmé le directeur des communications d’Élections Saguenay 2021, Jeannot Allard, vendredi. L’estimation du montant tient compte du salaire de 20 $ l’heure que touchent les 16 personnes qui procèdent au biffage du nom de l’ancien candidat à l’aide d’un marqueur. Ces employés ont été embauchés dans le cadre de la campagne de recrutement en vue du jour de l'élection, le 7 novembre.

285 000 bulletins qui sont en lot, ça implique de les manipuler un à un. Jeudi, dans une journée de huit heures, on a réussi à en faire 35 000 et il y en a 285 000 à faire. Donc on parle quand même d’une bonne dizaine de jours (pour procéder à la rature du nom). C’était là le niveau de complexité, a expliqué Jeannot Allard.

Dominic Gagnon s’est retiré de la course en début de semaine après avoir jugé qu’il n’aurait pas suffisamment d’appuis pour être élu.

Des personnes assises à deux tables une en face de l'autre écrivent sur des bulletins de vote.

Au total, 16 employés participent à l'opération de rature du nom de Dominic Gagnon des bulletins de vote.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

La réimpression de l’ensemble des bulletins de vote aurait coûté encore plus cher étant donné que ceux-ci sont numérotés et codés, en plus d'être détachables. Le nombre de bulletins est plus élevé que le nombre d’électeurs inscrits (115 000) en raison des exigences des lois.

De mémoire, Jeannot Allard avoue n’avoir jamais vécu un tel scénario dans la planification d’une élection municipale.

Je suis à la Ville de Saguenay depuis 2002 et j’ai été auparavant à la Ville de Jonquière à partir de 1990 et il ne me semble pas qu’on l’ait déjà fait. On l’a déjà fait pour des candidats dans des districts, ce qui est beaucoup moins complexe, car là on parle de 5000, 10 000 ou 15 000 bulletins à rayer, a-t-il spécifié.

Cela avait d’ailleurs été le cas en 2017 alors que le conseiller sortant Luc Boivin avait lancé la serviette la veille du scrutin.

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