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Un nouvel agent antiviral prometteur contre la COVID-19 développé en Alberta

Une trentaine de sphères qui ne sont pas uniformes près d'une surface rugueuse.

Cette image montre le SRAS-CoV-2 (jaune), le virus qui cause la COVID-19, qui se développe à la surface de cellules (bleu/rose) cultivées en laboratoire.

Photo : NIAID-RML

Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Alberta a découvert un nouvel agent antiviral prometteur pour le traitement de la COVID-19.

Dans un article publié récemment (en anglais) (Nouvelle fenêtre) dans le Journal of Medicinal Chemistry, les chercheurs ont identifié un composé inhibiteur de protéase qui interfère avec la capacité du SRAS-CoV-2 de se répliquer.

En termes plus simple, une des chercheuses responsables dans le cadre de ce projet, Joanne Lemieux, explique que les virus possèdent des enzymes qui découpent les protéines [d’une cellule] nécessaires à la réplication virale. L’antiviral vient donc inhiber ces enzymes, et par la bande, empêche au virus de se multiplier.

Un médicament développé à partir de cet agent antiviral diminuerait probablement la gravité des symptômes [de la COVID-19] et sa propagation dans la communauté, espère la professeure.

Bientôt disponible?

Joanne Lemieux explique que beaucoup de travail de recherche reste à faire avant d’en arriver là. Elle ajoute toutefois que des débouchés semblent possibles dans les prochaines années.

Pfizer est aussi en train de développer un médicament similaire assez prometteur. Il pourrait devenir disponible l’an prochain s’il passe tous ses essais cliniques, note-t-elle.

Joanne Lemieux dans un laboratoire.

Joanne Lemieux et son équipe ont déjà écrit cinq articles scientifiques sur leurs recherches d'inhibiteurs de protéases.

Photo : Gracieuseté : Université de l'Alberta

Nous en sommes au stade de démontrer que le médicament agit sur la cellule, [...] nous passerons ensuite des tests sur les animaux pour nous assurer que le médicament pourrait être testé en toute sécurité sur les humains, ajoute-t-elle.

Plus d’une cinquantaine de composés ont été créés par son équipe à cet effet pour s’assurer que l’agent viral possède une bonne sélectivité. Dans ce cas-ci, plus l’inhibiteur est sélectif, plus il est susceptible de s’attaquer seulement aux enzymes du SRAS-CoV-2 et non à celles d’une cellule ou d’une protéine humaine.

Un traitement possiblement étendu

Bien que ces recherches semblent prometteuses, Joanne Lemieux prévient qu’elles ne sont pas un remède miracle contre la COVID-19.

« L’antiviral diminuera les symptômes, mais ça ne remplacera pas la vaccination. »

— Une citation de  Joanne Lemieux, directrice, Groupe de recherche sur les maladies des protéines membranaires

Cette découverte pourrait également s’appliquer aux autres coronavirus qui ne sont pas de l’agent pathogène du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Joanne Lemieux rapporte que plusieurs maladies sont actuellement traitées par des inhibiteurs de protéase, comme le VIH ou l’hépatite C.

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