•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire: des résidences pour personnes handicapées menacées de fermeture

Les quatre femmes regardent la caméra, elles portent un masque.

De gauche à droite: Annie Perron, Sylvie Thibeault, Brigitte Fortin et Isabelle Bouffard.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Radio-Canada

À moins d’un mois de la date butoir pour la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, des gestionnaires de résidences pour personnes handicapées de Baie-Comeau lèvent un drapeau rouge.

Elles craignent de ne plus pouvoir offrir leurs services le 15 novembre prochain alors que certains de leurs préposés ne sont pas vaccinés et que d’autres quittent pour le réseau public.

Il faut couvrir 24 h sur 24, soutient Sylvie Thibeault, la gestionnaire de la résidence Moyac à Baie-Comeau. J’ai une personne qui est partie par rapport à la non-vaccination et les autres employés sont partis pour travailler [pour un] meilleur salaire, [pour de] meilleures conditions, affirme-t-elle.

« L’idéal dans ma ressource serait de neuf à dix employés. Présentement, on roule à cinq. Dans trois semaines, on va rouler à trois.  »

— Une citation de  Sylvie Thibeault, gestionnaire de la résidence Moyac à Baie-Comeau

Avoir recours à du personnel d'agence privée n'est pas une option pour Sylvie Thibeault.

Si je prenais du personnel d’agence, il faudrait que je fasse mes propres démarches et ce personnel-là est payé à 40 $ l’heure. Je n’ai pas les moyens, déplore la gestionnaire.

La situation est similaire pour la gestionnaire des résidences Martel-de-Brouage et Labrie de Baie-Comeau, Isabelle Bouffard, qui doit faire des heures supplémentaires en raison de la rareté d'employés. Parmi les 15 personnes de son équipe, six sont partis en raison de la vaccination obligatoire.

Je pense qu’on est toutes à bout de souffle et qu'on est toutes fatiguées parce qu’on a dû [pourvoir] les quarts de travail qui ne l'étaient pas depuis presque un mois, souligne Isabelle Bouffard. Les aides commencent seulement à arriver, puis ça a été annulé, puis ça a été reporté. C’est très compliqué, ajoute-t-elle.

« Je vais être franche avec vous, je suis très stressée. »

— Une citation de  Isabelle Bouffard, gestionnaire des résidences Martel-de-Brouage et Labrie

Les gestionnaires souhaitent recevoir une aide financière de Québec afin de pouvoir embaucher du personnel d’agence privée, par exemple.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord souligne, par courriel, qu'au besoin, un soutien en main-d’œuvre sera offert afin d’éviter les ruptures de services, puisque l'objectif est de permettre le maintien des usagers dans leur milieu de vie.

De meilleures conditions pour plus de personnel

Un des employés de la résidence Martel, Michael Vignola, souhaite qu'il y ait davantage de stabilité au sein des employés.

Michael Vignola parle au micro de Radio-Canada et regarde la caméra.

Michael Vignola est un intervenant à la résidence Martel-de-Brouage.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

C’est sûr que [les résidents] sont routiniers, alors s’il y a beaucoup de changement de personnel, ça les affecte, expose-t-il. Ça les rend anxieux et ça peut créer des désorganisations.

Une des solutions pour assurer la rétention des employés, ce sont de meilleures conditions de travail, selon Michael Vignola. Il aimerait que les salaires soient augmentés.

De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n'a pas répondu à notre demande d'entrevue à ce moment-ci.

Avec les informations de Camille Lacroix

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !