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La communauté d’affaires d’Ottawa se réjouit des assouplissements sanitaires à venir

La serveuse Kirsten Craig transporte des bières sur un cabaret.

Les restaurants, les bars et les salles d'entraînement pourront accueillir plus de clients à partir de lundi(archives).

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

Radio-Canada

Les propriétaires de restaurants, de bars et de salles d'entraînement d'Ottawa et de l'est ontarien se réjouissent du fait qu'ils n'auront plus, dès lundi, à limiter le nombre de clients mettant les pieds dans leurs établissements.

Finalement, on voit la fin du tunnel et la lumière au bout. C’est une belle journée pour l'Ontario, a réagi Antonios Tsourounakis, copropriétaire du resto-bar Déjà Vu, situé à Hawkesbury.

« Chaque pas qui nous fait entrer dans la normalité est quelque chose qu’on veut voir. Ça nous aide beaucoup », a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté du chef de l'exploitation de l'entreprise GoodLife Fitness, Jason Sheridan. « Nos membres demandaient des capacités d'accueil plus grandes pour les cours de conditionnement physique et les camps d'entraînement d'équipe [...] et nous sommes reconnaissants du fait que nous pourrons leur offrir », a-t-il lancé dans une déclaration écrite.

Lise Sarazin, directrice générale du Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA) a souligné que les entrepreneurs pourront éventuellement commencer à faire du profit avec les assouplissements sanitaires annoncés, vendredi, par le gouvernement de Doug Ford.

« Ça prend un roulement indéniable et maximal pour s’assurer de faire un profit », a-t-elle soutenu en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

Lise Sarrazin dans un corridor.

Lise Sarrazin est directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

La plupart des établissements où la preuve de vaccination est requise à l'entrée pourront être remplis sans limites de nombre de clients à partir de lundi, a confirmé le gouvernement ontarien en point de presse, vendredi. Les restaurants, les bars et les salles d'entraînement sont du lot.

Nous sommes prêts. Il y a eu plusieurs communications qui ont été faites auprès de nos membres. Les membres de la Coalition des zones d'amélioration commerciale ont également été bien mis au parfum, avait dit Mme Sarazin, peu de temps avant l'annonce.

Un plan à plus long terme

Le gouvernement Ford a aussi dévoilé sa stratégie à plus long terme pour éliminer d'autres mesures sanitaires liées à la COVID-19 qui sont toujours en place. L’objectif est de donner aux Ontariens une idée plus précise de ce qui les attend.

« Il [était] temps qu'on aille un plan. On n'en avait pas. Ça nous donne donc un peu des objectifs à atteindre », a déclaré Mme Sarazin à ce sujet.

À son avis,l'entrée en vigueur du nouveau système de vérification du statut vaccinal avec code QR, vient aider.

Le gouvernement Ford entend notamment éliminer l'obligation de porter le masque dans les lieux publics à compter du 28 mars, si la situation épidémiologique le permet.

Cet élément sera bien accueilli par l'équipe d'Antonios Tsourounakis, croit ce dernier. « Pour quelqu’un qui travaille toute la journée, c’est difficile d’avoir le masque toute cette période de temps, a-t-il dit. Ça va aider mon personnel énormément de ne pas avoir le masque. »

« Je pense que c’est un remerciement pour tout le monde, pour tout le travail qu’on a fait ensemble », a-t-il conclu.

Des réserves concernant le plan

Tous ne sont pas aussi optimistes et heureux des annonces qui ont été faites vendredi. C'est le cas de Nathalie Bercier Gauthier, propriétaire fondatrice du café Sur la rive à Plantagenet.

Cette dernière venait tout juste de réorganiser l'espace pour intégrer des tables à l'intérieur du café puisque cet été, seules les tables sur la terrasse étaient disponibles. C’est sûr que je peux rajouter des tables à l’intérieur, donc oui, c’est un bonus pour nous. Est-ce qu’elles vont se remplir? C’est une autre question, s'est-elle interrogée tout haut, en entrevue.

« Il y a toujours de la crainte chez les gens. En tout cas, moi je la sens ici. »

— Une citation de  Nathalie Bercier Gauthier, propriétaire fondatrice du café Sur la rive

Concernant le possible retrait de l'obligation de porter un masque à compter de la fin mars, Mme Gauthier Bercier semble plutôt réticente. Je pense qu’on devrait aller plus lentement par rapport à ça, a-t-elle dit.

On a travaillé tellement fort dans les deux dernières années pour se protéger, pour que mon équipe se protège, a-t-elle ajouté.

La propriétaire a soutenu que, collectivement, nous nous sommes habitués au masque et qu'elle ne voit pas d'objection à le porter pour une grosse année et demie encore.

Avec les informations de Nafi Alibert et de Rémi Authier

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