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Quels documents la Laurentienne doit-elle dévoiler? Les tribunaux trancheront en décembre

Elle est en conférence de presse au studio des médias de Queen's Park.

La vérificatrice générale de l'Ontario, Bonnie Lysyk, enquête sur les activités de l'Université Laurentienne entre 2010 et 2020.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia-Tremblay

Radio-Canada

Le bras de fer entre l'Université Laurentienne et la vérificatrice générale de l'Ontario se poursuit. Cette dernière, qui enquête sur les déboires financiers de l'établissement, espère avoir accès à des documents privilégiés de l'Université. Les tribunaux se prononceront sur la question en décembre.

Dans le cadre de l'enquête qui a débuté en avril, l'Université Laurentienne affirme avoir donné à la vérificatrice générale un accès direct à sa base de données financière, à son système d'inscription et à plusieurs autres documents.

Mais cela n'étanche pas la soif de Bonnie Lysyk, qui est mandatée de scruter les activités de l'établissement pour la période de 2010 à 2020.

La vérificatrice générale demande à l'Université tous les documents de son Conseil des gouverneurs et les courriels de certains membres du personnel de la Laurentienne, notamment ceux des cadres supérieurs.

Cela inclut aussi tous les courriels entre l'Université et la firme KPMG, ainsi que Sudbury Law, le cabinet d'avocats du président du conseil des gouverneurs de l'Université Laurentienne, Claude Lacroix.

Pour ce faire, Bonnie Lysyk invoque l'article 10 de la Loi sur le vérificateur général, qui stipule qu'elle peut avoir accès aux documents nécessaires pour exercer [ses] fonctions.

La Laurentienne en désaccord

L'Université Laurentienne pour sa part, affirme que la vérificatrice générale va trop loin.

Elle estime que les informations demandées représentent environ 2 millions 400 mille courriels - certains pouvant provenir de clients confidentiels de Claude Lacroix - et que leur analyse prendrait des années.

Ce désaccord a atteint son paroxysme en août, lors des premières visites du personnel de la vérificatrice générale à l'Université Laurentienne.

Selon une copie d'un courriel d'un employé de l'Université Laurentienne déposé devant la cour, des membres du personnel du Bureau de la vérificatrice générale auraient momentanément refusé de quitter les locaux de l'Université Laurentienne tant et aussi longtemps qu'ils n'obtiendraient pas l'information qu'ils demandaient.

Malgré des discussions, les deux partis sont toujours dans l'incapacité d'arriver à un consensus. Elles demandent à la Cour supérieure de l'Ontario de trancher sur les documents qui devront être partagés par l'Université Laurentienne, et ceux qui resteront confidentiels.

L'audience devrait avoir lieu en décembre.

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