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Martin Francoeur : retour sur une campagne électorale haute en émotions

Martin Francoeur assis dans un fauteuil durant une entrevue.

Martin Francoeur, ex-candidat du PLC dans Trois-Rivières, fait un retour sur sa campagne électorale : «J’en suis venu à la conclusion que j’aurais pu faire certaines choses différemment, mais je n’aurais probablement pas pu en faire plus.»

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Moins d’un mois après avoir été défait à l’élection fédérale dans la circonscription de Trois-Rivières, à titre de candidat pour le Parti libéral du Canada, Martin Francoeur est de retour à l’emploi du quotidien Le Nouvelliste. Bien qu’une histoire à saveur de scandale, révélée par ce média, ait plombé sa campagne électorale, l’ex-candidat dit ne pas garder d’amertume à l’égard de ses collègues.

Ça a été un moment plus difficile à passer sur le plan personnel, mais j’ai rangé ça dans les archives de ma campagne électorale. Maintenant, je suis en paix avec ça, déclare Martin Francoeur, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Depuis deux semaines, il a terminé son congé sans solde du Nouvelliste. Toutefois, il n’occupe plus le rôle d’éditorialiste pour le média écrit.

Avant que je parte en congé sans solde, c’était déjà convenu que je ne retoucherais pas à l’éditorial ou à une chronique d’opinion pendant une période d’au moins six mois. 

Il exerce maintenant des fonctions de pupitreur, chargé de la relecture et de la mise en ligne des textes de ses collègues, dont ceux à qui Martin Francoeur avait suggéré de financer sa campagne électorale. Une nouvelle qui a laissé une trace indélébile dans la campagne, mais par rapport à laquelle personne ne semble garder de rancune.

Pas du tout! Pas du tout! Avec le recul, je comprends. Étant moi aussi journaliste, je comprends que les médias ont une tâche à faire dans les situations comme celle-là, qui devenait délicate pour le média aussi, c’est sûr. Ça a été très facile de revenir au journal, de m’asseoir avec mon employeur, avec les collègues aussi, les collègues qui ont été directement concernés.

Martin Francoeur, au micro, parle aux côtés de Justin Trudeau et du candidat libéral dans Saint-Maurice–Champlain, François-Philippe Champagne.

Le candidat libéral de la circonscription de Trois-Rivières, Martin Francoeur, accompagné du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, lors de son passage en sol trifluvien le 26 août 2021.

Photo : Radio-Canada

Martin Francoeur indique qu’il y a toujours le spectre de la plainte déposée par les conservateurs au sujet des contributions politiques qu’il a sollicitées. Cette plainte n’a toujours pas été traitée. Dès la campagne électorale, il a assuré qu’il allait offrir sa collaboration s’il y avait enquête.

Je regarde la rapidité avec laquelle certaines autres plaintes ont été traitées, entre autres la fameuse vidéo que Chrystia Freeland avait mise en ligne concernant le chef conservateur. Ça a été traité dans les 10 jours qui ont suivi le dépôt de la plainte. Dans mon cas, on n'a pas encore entendu parler du suivi de cette plainte-là, ni moi, ni mon employeur, ni les personnes concernées, explique-t-il.

Ça va très bien, tant physiquement que moralement

Au lendemain de la défaite, confirmée tardivement par un dépouillement judiciaire, l’ex-candidat précise qu’il va bien physiquement et moralement malgré les montagnes russes d’émotions vécues dans la courte campagne fédérale.

Dans le bilan qu’il fait de son saut en politique, il garde un souvenir positif des organismes et des gens rencontrés sur le terrain. Mon agenda était extrêmement chargé. On a fait beaucoup de rencontres. Ça m’a permis d’avoir une tout autre vision de la communauté dans laquelle je vis.

Et, de son parcours, il retient une anecdote : Livrer des repas de popote roulante dans le bas du Cap, c’est concret. Tu te dis : OK, il y a quelque chose à faire là. Il a été à même de voir les besoins de la population de ce secteur de Trois-Rivières.

Aujourd’hui, il mentionne qu’il n’est plus tenté par la politique parce que c’est encore trop frais dans sa mémoire, mais il est incapable de fermer définitivement la porte à une carrière dans le domaine. J’ai appris qu’on ne pouvait pas dire "jamais" en politique.

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