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Le Gaboteur et son ex-directeur général adjoint concluent un règlement à l’amiable

Le journal et le magazine Gaboteur.

Le Gaboteur est le seul journal francophone à Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Le Gaboteur et Étienne Vuillaume concluent un règlement à l'amiable et évitent un procès sur le congédiement de l’ancien directeur général adjoint du seul journal francophone de Terre-Neuve-et-Labrador.

En Cour des petites créances, vendredi, le président du Gaboteur, Cyr Couturier, a accepté de payer 5000 $ à Étienne Vuillaume, soit le montant d’argent que le journal lui avait offert dans sa lettre de quittance, en novembre 2019.

Pourtant, Étienne Vuillaume ne sera pas assujetti à la clause de confidentialité qui figure dans cette lettre. Il avait refusé de la signer, en 2019, en disant que le journal voulait acheter mon silence de journaliste.

Étienne Vuillaume a été congédié sans motif deux mois après son embauche.

On ne peut demander à un journaliste de quitter un journal en lui proposant de l’argent à condition qu'il se taise par rapport à ce qu’il a vu dans le journal, a affirmé Étienne Vuillaume, vendredi, devant la Cour.

Je n’ai pas signé de clause de confidentialité, ça ne paraît pas grand-chose, mais c’est très important la liberté d'expression. Il faut aller au tribunal pour la faire valoir.

Un règlement équitable, selon le président du journal

Cyr Couturier rappelle que son ex-directeur général adjoint avait demandé environ 24 200 $ au Gaboteur dans une déclaration déposée en Cour en août dernier.

Il croit que le règlement est équitable et affirme que les avocats du journal avaient suggéré d’inclure la clause de confidentialité dans la lettre de quittance d’Étienne Vuillaume.

Ça s’est produit par une avocate qui nous avait conseillé de le faire parce que c’est standard, soutient-il. Quand on [congédie] quelqu’un sans cause, qui n’est pas capable de faire sa job, c’est standard.

Je ne m'attendais pas à ce résultat, mais je suis content du résultat, que c'est fini, a-t-il ajouté. On ne voulait pas aller en cour parce que M. Vuillaume ne gagnerait pas et ça pourrait lui causer pas mal de dommage personnellement.

Cyr Couturier a indiqué au juge Mark Pike, vendredi, qu’Étienne Vuillaume n'avait jamais été engagé en tant que journaliste, une déclaration qu’Étienne Vuillaume rejette carrément.

C’est compliqué à valider quand on sait qu’on écrit la moitié du journal quand on travaille au Gaboteur, a lancé après l’audience M. Vuillaume, qui dirige depuis 2020 le Réseau justice en français de Terre-Neuve-et-Labrador.

La vie continue et puis Le Gaboteur va continuer sa vie. On verra de quelle manière par la suite, ajoute-t-il. Je lui souhaite de poursuivre avec une direction qui, je sais, est très bonne aujourd’hui, avec des gens qui aiment ce qu’ils font, avec des jeunes. Le conseil d’administration, c’est autre chose, a lancé Étienne Vuillaume.

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