•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mort d’une enfant à Granby : d’importantes pièces à conviction montrées au jury

L’amas de ruban adhésif saisi dans la maison de Granby où la fillette de 7 ans a été trouvée inanimée a été montré au jury par un policier de la Sûreté du Québec.

Un corridor avec des objets par terre et un classeur au fond.

La chambre où la fillette a été trouvée est située au fond à gauche de ce corridor, tout près du classeur en plastique où un rouleau de ruban adhésif a été repéré. (29 avril 2019)

Photo : Sûreté du Québec (SQ)

Le témoignage de l'enquêteur en scène de crime de la Sûreté du Québec (SQ) Gino Lajoie s’est poursuivi vendredi au palais de justice de Trois-Rivières.

Muni de gants, il a ouvert le sac contenant l'amas de ruban adhésif et s’est approché des 14 jurés pour qu’ils puissent l’observer de plus près; un moment saisissant pour plusieurs personnes présentes dans la salle, notamment la grand-mère de la fillette. L’accusée a quant à elle baissé les yeux. Jusqu’à maintenant, seules des photos de cette importante pièce à conviction avaient été présentées dans la salle de cour.

L'agent Lajoie a aussi présenté de nouveaux détails concernant l’amas de ruban adhésif transparent. Il a précisé que de longs cheveux bruns y étaient collés. En contre-interrogatoire, l'avocat de la défense, Me Alexandre Biron, a tenté de savoir si les cheveux auraient pu se trouver sur le plancher et ensuite se coller sur le ruban adhésif, ce que le témoin n'a pas pu confirmer ou infirmer.

Tout comme d’autres témoins qui ont parlé d’une forme arrondie ou de quelque chose qui s’apparentait à une coquille, il a parlé d’une carapace. C’est comme si quelque chose avait été enveloppé par ce tape, a-t-il déclaré.

Un chandail, une tuque et des morceaux de ruban

D'autres éléments d'intérêts ont été présentés au jury, vendredi, dont un chandail vert de taille adulte, dont les manches étaient solidement attachées ensemble à l’aide d’un nœud aux poignets. Ce vêtement été trouvé sur le sol de la pièce où la fillette était étendue à l'arrivée des premiers répondants le 29 avril 2019. Il était alors partiellement mouillé.

L'avocat de la défense a demandé à l'enquêteur Lajoie, responsable d'ordonner les analyses sur les items, s'il avait demandé une expertise pour savoir de quel liquide il s'agissait, par exemple de l'urine ou de l'eau. L'agent a répondu que des analyses pour de l'ADN ont été demandées.

Le policier a aussi montré au jury deux paires de ciseaux ainsi que les morceaux de ruban adhésif trouvés dans la chambre. Certains bouts de ruban étaient enroulés sur eux-mêmes.

L’agent Gino Lajoie a par la suite présenté une tuque d’enfant rose au jury. Les policiers avaient remarqué des fibres roses sur l’amas de ruban adhésif, c’est pour cette raison qu’on a saisi cet article, a-t-il affirmé.

Toutes les pièces à conviction se trouvaient dans des sacs de couleur vert foncé, scellés, arborant le logo de la Sûreté du Québec. Des analyses seront faites sur la majorité de ces éléments, notamment pour trouver des traces d’ADN. Ces analyses pourraient, par exemple, nous permettre de savoir si ces ciseaux ont servi à couper le ruban et si les fibres roses trouvées sur l'amas provenaient bien de la tuque repérée sur les lieux.

La belle-mère de l’enfant est accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de la fillette de 7 ans morte en avril 2019. M. Lajoie est le sixième témoin appelé à livrer sa version des faits depuis lundi.

La grand-mère de l’enfant est souvent présente au palais de justice de Trois-Rivières pour suivre les audiences, malgré l’existence d’une salle de débordement au palais de justice de Granby. La mère de la fillette s’est présentée en cour une fois cette semaine.

Vêtue d’une blouse blanche et d’un veston noir, l’accusée reste, la majeure partie du temps, impassible durant les audiences. Son identité est frappée d'une ordonnance de non-publication.

Jusqu’à maintenant, les moments qui ont été les plus émotifs depuis le début de la semaine pour plusieurs personnes qui entendent les témoignages et voient les preuves ont notamment été l’écoute de l’appel fait au 911 le jour du drame ainsi que la présentation de l’amas de ruban adhésif.

Le procès, qui reprendra lundi matin, se déroule à Trois-Rivières à la demande des avocats de la défense.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.