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Les bibliothèques publiques du Québec rappellent leur rôle essentiel

Des livres dans une bibliothèque.

Alors que la Semaine des bibliothèques publiques se termine, la directrice générale de l'ABPQ espère attirer l'attention des candidats et candidates aux élections municipales du 7 novembre.

Photo : iStock

Radio-Canada

À moins d’un mois des élections municipales, l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) a lancé un cri du cœur dans une lettre ouverte publiée mercredi dans le Journal de Montréal. La directrice générale de l’ABPQ, Ève Lagacé, demande de l’aide du municipal pour augmenter et régulariser le financement de ces institutions, qui varie fortement selon la ville où elles sont situées.

Les sujets forts de la campagne municipale que sont la santé publique, la crise du logement et le transport peuvent occulter certains enjeux, qui se retrouvent au bas de la liste de priorités des candidats et candidates, comme le soutien accordé aux bibliothèques publiques.

Avec 1042 emplacements et 2,7 millions de personnes abonnées, les bibliothèques publiques sont pourtant les institutions culturelles les plus fréquentées au Québec, rappelle Ève Lagacé en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18. Ces lieux ont par ailleurs fait office de refuge pour plusieurs personnes durant la pandémie, avec un taux d’augmentation de 117 % des prêts numériques au plus fort de la crise sanitaire.

En cette Semaine publique des bibliothèques publiques, Mme Lagacé rappelle une autre statistique : un adulte sur cinq présente encore des difficultés majeures de lecture en 2021. Les bibliothèques demeurent des alliées pour les élus afin de contribuer à réduire ces inégalités, a-t-elle écrit dans la lettre ouverte.

Des investissements variables entre les municipalités

De façon globale, la santé des bibliothèques publiques québécoises pâlit en comparaison à celle affichée ailleurs, selon Ève Lagacé. On n’a pas nécessairement beaucoup d’attentes envers nos bibliothèques. On s’attend à un service correct, mais si on se compare avec le Canada anglais, les États-Unis ou les pays scandinaves, on accuse un retard historique, mentionne Ève Lagacé.

La qualité des services offerts par ces institutions au Québec dépend fortement de la volonté politique des élus et des élues en poste dans les différentes municipalités; une réalité qui donne un portrait très inégal des investissements à travers la province.

Le ministère de la Culture et des Communications offre un soutien pour le développement des collections, c’est-à-dire pour acheter des livres et d’autres documents. Mais pour tout ce qui est fonctionnement, ressources humaines, heures d’ouverture, infrastructures, ce sont des investissements municipaux, affirme la directrice générale de l’ABPQ.

Des bibliothèques de qualité dans chaque quartier

L’ABPQ espère un jour voir des bibliothèques de qualité dans chacune des municipalités, et idéalement chaque arrondissement et chaque quartier. Des lieux accueillants, des équipes qualifiées, des heures d’ouverture et des services adaptés aux besoins de la population, résume Mme Lagacé.

D’ici là, elle interpelle les personnes qui seront élues le 7 novembre à poursuivre ou à bonifier les investissements dans les bibliothèques.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18.

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