•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En Alberta, le traçage peine à répondre à la quatrième vague

Une employés responsable du traçage de contacts dans son bureau.

Services de santé Alberta recueille de l'information sur les contacts proches uniquement si la personne infectée ou ses contacts fréquentent des endroits jugés à risque, tels que des centres pour personnes âgées.

Photo : Associated Press / Mike Moore

Radio-Canada

Le nombre d'employés de la santé publique chargés de faire du traçage de contacts a augmenté à nouveau au cours de la quatrième vague, mais leur travail n'est pas aussi complet qu'il l'était dans le passé.

Il y a un mois, entre 320 et 360 traceurs travaillaient chaque jour en fonction du nombre de cas de COVID-19, indiquait Services de santé Alberta le 25 septembre. À ce moment, l’agence de santé publique ne connaissait pas le nombre total d’employés occupant ce poste.

Un porte-parole d'AHS a présenté des détails supplémentaires le 12 octobre. La santé publique a près de 1124 traceurs et enquêteurs ainsi que 295 employés temporaires.

En comparaison, au sommet de la troisième vague, en mai 2021, l’Alberta dénombrait environ 2500 personnes employés au traçage de contacts.

« Nous n'avons plus beaucoup de temps pour enquêter »

Malgré cette baisse d'effectifs importante, Services de santé Alberta dit qu’au moins 80 % des personnes qui obtiennent un résultat positif à leur test de dépistage de la COVID-19 reçoivent un appel d’un enquêteur dans les trois heures suivantes.

Des traceurs de contacts affirment toutefois que l'impact de leur rôle a été grandement réduit par un manque de personnel et la diminution des suivis.

Maintenant que [nos effectifs] sont bas, nous n’avons plus beaucoup de temps pour enquêter sur [la nature] du cas. Nous demandons aux personnes si elles ont des symptômes et quand ils ont débuté, a révélé Charlotte, un prénom fictif utilisé par CBC/Radio-Canada parce qu'elle craint de perdre son emploi.

Le nombre de cas dont elle doit s'occuper a considérablement augmenté au mois de septembre, ajoute-t-elle, passant de deux à huit par jour.

Charlotte estime que son emploi n'aide plus à ralentir la propagation de la COVID-19, surtout depuis que les traceurs ne communiquent plus directement avec les contacts proches des personnes infectées.

Des personnes m'ont dit [au téléphone] qu’elles ne le diront pas à l’école de leur enfant, car elles ne veulent pas qu’il soit exclu. Cela ne devrait pas être aux parents d'avoir à faire cela, mais aux professionnels.

Un manque d’information

Aujourd'hui, Services de santé Alberta recueille de l'information sur les contacts proches uniquement si la personne infectée ou ses contacts fréquentent des endroits jugés à risque, tels que des centres pour personnes âgées.

Charlotte s’inquiète de ne pas pouvoir enregistrer plus d'information par rapport à la transmission du virus. Ces données seraient utiles, selon elle, pour faire un bilan de la réponse provinciale face à la pandémie.

On ne fait même plus de traçage de contacts, on ne fait qu’avertir les gens [qu’ils ont le virus].

Ces données ne serviront à rien [...] J'entends tous les jours des gens me dire que toutes les personnes qu’ils connaissent sont malades et ne se font pas tester.

Près de 84 % des cas actifs dans la province proviennent d’une source inconnue, selon les données du 20 octobre. Le reste de ces cas sont liés à un contact proche, à une éclosion ou à un voyage.

Avec les informations de Sarah Rieger

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !