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Chronique

Des questions après des élections albertaines complexes

Tour de l'hôtel de ville d'Edmonton.

Le 18 octobre 2021, Edmonton a choisi son nouveau maire, ses conseillers municipaux, ses conseillers scolaires et des sénateurs en attente pour l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marie Yambayamba

Les élections municipales du 18 octobre en Alberta sont maintenant derrière nous, mais l’expérience me laisse matière à réflexion. Ces élections ont été complexes à bien des égards et j’ai dû combattre la tentation de passer mon tour.

Ici, comme ailleurs au pays, les taux de participation aux élections municipales sont généralement plus faibles que ceux des élections provinciales ou fédérales.

Cette fois-ci en Alberta, il faut choisir un maire, un conseiller municipal, un conseiller scolaire, trois sénateurs en plus de répondre à des questions référendaires. Cela pouvait, sans aucun doute, décourager certaines personnes.

Au lendemain du scrutin, des connaissances m’ont confirmé que, faute de temps pour démêler les choses, elles n’ont finalement pas exercé leur devoir civique.

J’ai moi-même été tenté de ne pas voter, en réalisant que je prenais plus temps que d’habitude pour assimiler les choix à faire. Cet effort a, du reste, contribué à ce que je ne vote pas par anticipation, comme j’aime le faire d’habitude.

C’était aussi la même chose pour mes proches. J'ai dû jouer au professeur afin de les motiver. Ils avaient besoin de termes et d'explications simples pour préciser les choix à faire.

De plus, le processus à Edmonton était complexe. Les deux formulaires à colonnes étaient longs à remplir, même pour moi. Comme d’autres électeurs trouvés sur place, mes parents ont aussi mis un temps fou pour y parvenir.

De loin, je les observais se débattre et demander de l'aide.  Je n’en suis pas étonnée. J’ai moi-même constaté que c'était difficile, m’a avoué une dame qui travaillait au bureau de scrutin où mes parents devaient voter après avoir aidé ma mère.

Nous sommes certes repartis contents d’avoir voté, mais aussi avec plusieurs préoccupations. Je doute qu’il ait été nécessaire de nous en demander tant.

Je pense aussi que nos autorités pouvaient faire davantage pour nous familiariser aux mécanismes électoraux à suivre. Tout le monde n’a pas la patience d’étudier les consignes sur le site d’Élections Edmonton, par exemple.

Les élections municipales attirent déjà moins de monde et les complexifier avec une multitude de choix ne facilite pas les choses.

C’est tout un contraste avec les élections provinciales ou fédérales où je n’ai qu’à cocher le candidat ou la candidate que je préfère pour ma circonscription.

Organiser des élections coûte cher, certes, mais demander aux électeurs de se prononcer sur de trop nombreux sujets en même temps risque de diluer leur capacité à faire des choix suffisamment éclairés.

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