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La province doit cesser la vente des terres de la Couronne, selon une députée du NPD

Betty Nippi-Albright devant le Palais législatif de la Saskatchewan.

Betty Nippi-Albright estime que, si le gouvernement compte poursuivre cette pratique, les Premières Nations des environs devraient exercer le droit de premier refus.

Photo : Radio-Canada / Kirk Fraser

Radio-Canada

La députée néo-démocrate de Saskatoon-Centre, Betty Nippi-Albright, estime que le gouvernement de la Saskatchewan devrait cesser de vendre les terres publiques. S’il tient à le faire, la priorité doit être alors accordée aux Premières Nations, suggère-t-elle.

Selon Betty Nippi-Albright, ces terres sont essentielles aux chasseurs métis et des Premières Nations, aux trappeurs et aux utilisateurs traditionnels qui y exercent leurs droits ancestraux.

À quoi servent les droits de chasse, de pêche et de cueillette s’il n’y aucune terre de la Couronne sur lesquelles les appliquer, s'interroge Mme Nippi-Albright, également critique en matière de relations avec les Premières Nations et les Métis.

Elle prétend que, si le gouvernement compte poursuivre cette pratique de vente des terres publiques, les Premières Nations des environs devraient alors posséder le droit de premier refus.

Vendre aux enchères des terres au plus offrant alors que les obligations liées aux droits fonciers issus de traités ne sont pas respectées, ce n'est pas une réconciliation. C'est une gifle au visage des Premières Nations qui ont été ignorées par le gouvernement provincial pendant trop longtemps, s’indigne-t-elle.

Selon la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), les droits fonciers issus de traités mis en place au début des années 1990 accordent aux communautés autochtones et aux Premières Nations la priorité comme acquéreur en cas de mise en vente des terres de la Couronne.

En 2017, la FSIN a menacé d'intenter une action en justice au sujet de la vente des terres.

Dans une déclaration par courriel, le gouvernement saskatchewanais a affirmé qu'il a toujours informé la FSIN afin que les Premières Nations visées par des traités puissent prendre part au processus d'enchères lorsque les terres ne sont l'objet d'aucune réclamation.

Toutefois, la FSIN prétend que, dans le passé, elle n'avait pas été consultée lors des ventes.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) affirme que la province a récemment mis en vente près de 3400 hectares de terres publiques sur un site d'enchères en ligne.

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