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Cafouillage à l’UPAC : Guilbault refuse de réitérer sa confiance en la direction

Geneviève Guilbault est debout à l'Assemblée nationale durant la période de questions.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à l'Assemblée nationale.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a refusé, jeudi, de réitérer sa confiance envers la direction de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

L'opposition libérale a même évoqué le processus qui permet aux élus de destituer le commissaire actuel, Frédérick Gaudreau.

À la période de questions, le Parti libéral a pressé la ministre à de nombreuses reprises de dire si elle faisait toujours confiance au numéro deux de l'organisation, Sylvain Baillargeon, qui a été durement critiqué par la Cour du Québec.

Le député libéral Marc Tanguay a rappelé que le comportement de M. Baillargeon a été qualifié d'affront à la justice dans le procès avorté de l'ancien maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille.

Je cite comment la juge qualifie le comportement [de M. Baillargeon] : "réponses évasives et contradictoires, manque de sincérité, manque de transparence, pas un gage d'honnêteté. La crédibilité de ce témoin est ternie de façon irrémédiable".

C'est ce qui a fait capoter les procédures judiciaires, a-t-il dénoncé.

La ministre abrie ce comportement-là, a-t-il lancé, provoquant l'indignation dans les rangs caquistes. Il déconsidère la justice. Des gens, quatre coaccusés, sont partis, ça a été la fin des procédures à cause du comportement de l'UPAC.

M. Tanguay n'a pas manqué de rappeler non plus que c'est le gouvernement caquiste qui avait nommé M. Baillargeon à titre de commissaire associé aux enquêtes, en mars 2020.

Le porte-parole libéral en a profité pour souligner que si les élus peuvent maintenant choisir aux deux tiers le commissaire de l'UPAC, ils ont aussi le pouvoir de le destituer.

En réplique, Mme Guilbault a répété qu'elle avait amélioré le fonctionnement de l'UPAC en faisant adopter des lois.

L'échange s'est corsé quand la ministre a rappelé que M. Tanguay avait été autrefois président du Parti libéral.

S'il y a un parti qui a donné de l'ouvrage à l'UPAC, au travers les années, c'est bien le Parti libéral, a-t-elle ironisé, pour évoquer ainsi les perquisitions qui avaient eu lieu à la permanence du PLQ, mais aussi chez le chef libéral de l'époque, Philippe Couillard.

Elle a même rappelé le sort du prédécesseur de M. Tanguay dans la circonscription de LaFontaine, le député libéral Tony Tomassi, qui avait fait face à toutes sortes de démêlés et qui a perverti le système d'attribution de permis de garderies privées.

Il manque une chose à la réponse de la ministre : est-ce qu'elle a encore confiance à la direction de l'UPAC? s'est insurgé le leader parlementaire libéral, André Fortin, dans son rappel à l'ordre, mais la ministre a esquivé l'enjeu.

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