•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

37 000 nouvelles places en CPE, mais des garderies privées inquiètes

Des mains d'enfants jouent avec des jouets au sol d'une garderie.

À Sept-Îles, la problématique de manque de places en garderie s'est aggravée pour beaucoup de parents avec la pandémie.

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

C'était une annonce attendue. Le gouvernement de François Legault a révélé jeudi matin comment il compte s'y prendre pour créer 37 000 places en garderie d'ici 2025. Mais ce grand chantier pour les familles ne fait pas que des heureux.

La Coalition des garderies privées non-subventionnées du Québec se dit oubliée dans le plan de Québec. Elle prédit même une mort certaine du réseau si le gouvernement n'agit pas rapidement.

Nous perdons des enfants pour les CPE à chaque jour, du jamais vu après le mois de septembre ! Ne me dites pas que le réseau est surchargé et qu’il manque de place, a plaidé la présidente de la Coalition, Marie-Claude Collin, dans un communiqué.

Selon ce qui a été annoncé ce matin, Québec compte investir au moins 3 milliards de dollars d’ici 2024-2025, soit 1,8 milliard de plus que prévu, pour compléter tel que promis le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance.

Rien pour rassurer la Coalition, pour qui le réseau est à son pire depuis 20 ans. Le regroupement craint non seulement la fermeture de garderies privées, mais aussi la défection d'éducatrices qualifiées vers les CPE pour un meilleur salaire.

Pour la propriétaire de la garderie Pomme Aventure, à Saint-Cyrille-de-Wendover, c'est tout le réseau privé qui doit être converti au public. Si ce n'est pas le cas, vous devez nous aider financièrement, car ce qui risque d'arriver, c'est que les 7000 places offertes en milieu privé ferment. Et ça, ça va juste empirer la situation, prédit Valérie Therrien.

« On est là et on fait partie de la solution. On a besoin d'aide et le crédit d'impôt doit être de 50 dollars par enfant. »

— Une citation de  Valérie Therrien, propriétaire d'une garderie privée

Un crédit d'impôt toujours insuffisant ? 

Le gouvernement de François Legault a aussi présenté une bonification du crédit d'impôt pour rétablir l'équité financière face aux milieux subventionnés.

Une enveloppe de 200 millions sera insuffisante pour venir en aide aux familles et les aider à défrayer leurs frais de garde. Ces familles désirent le tarif unique elles aussi, a réagi la Coalition.

Pour les parents dont les enfants fréquentent une garderie privée, c'est également insuffisant.

Quand on voit que de l'autre côté de la rue, des parents qui font de meilleurs salaires que notre famille paient 8,50$ par jour en ayant des places subventionnées, eh bien c'est très frustrant pour nous [...]. Il faudrait juste un entre-deux pour qu'on retrouve un certain équilibre, croit le père de famille, Alexis Lemire.

Même son de cloche chez Stéphanie Bisson, croisée chez Pomme Aventure. Les éducatrices ici sont compétentes. J'ai confiance en elles.

« Je ne veux pas changer de place, mais moi aussi je voudrais avoir le droit de payer moins cher, comme beaucoup de monde.  »

— Une citation de  Stéphanie Bisson, maman dont les enfants fréquentent une garderie privée

La CSQ, quant à elle, remet en question la volonté du gouvernement de bonifier le crédit d’impôt pour frais de garde.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !