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La moitié des Ottaviens veulent une hausse du budget de la police, selon un rapport

Plusieurs voitures de police en plein milieu d'une rue

Des policiers sur une scène de crime à Ottawa en septembre dernier (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Radio-Canada

La moitié des résidents de la ville d'Ottawa sont en faveur d'une augmentation du budget de la police et le quart souhaiterait une diminution du financement. C'est ce que révèle le Rapport sur la consultation budgétaire du Service de police d'Ottawa (SPO) rendu public jeudi.

« Les renseignements figurant dans ce rapport ont été recueillis pour nous aider à déterminer quelles seront les priorités de l’avant-projet de budget 2022, à savoir comment doit changer notre service et l’orientation éventuelle des services policiers à Ottawa », a souligné le chef du SPO, Peter Sloly, dans un communiqué.

Questionnés quant à leur préférence entre une augmentation, une diminution et le maintien du budget du SPO à son niveau actuel, 51 % préfèrent une hausse du budget, 16 % son maintien, et 26 % sa diminution, peut-on lire. Des résultats similaires ont été identifiés quant à une hausse possible des effectifs.

Plus de la moitié des répondants se disent en faveur d’une augmentation du nombre d’agents du service de police alors que le cinquième préfèrent le voir diminuer.

Près du trois quarts des répondants souhaitent un changement des rôles et des responsabilités. On demande notamment à ce qu'une partie des responsabilités policières soit déléguée aux services communautaires.

Ce grand sondage été effectué en septembre par le SPO et la commission des services policiers auprès de plus de 4000 personnes.

La question du montant alloué à la police d’Ottawa fait l’objet d’une division au sein de la population, bien que la majorité de la population soit en faveur d'une hausse du budget.

Dans les derniers mois, certains conseillers municipaux, dont Catherine McKenney, et divers mouvements citoyens ont réclamé le gel du budget de la police d’Ottawa.

Le mouvement Defund The Police a également trouvé écho dans la capitale nationale peu de temps après la mort de George Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier de Minneapolis, Derek Chauvin.

Une confiance à rebâtir

Les policiers auront également du travail à faire pour regagner la confiance des citoyens. Selon la consultation, la méfiance à l’endroit du SPO a connu une hausse de 19 % depuis 2018.

Plus de la moitié des répondants ne sont pas satisfaits du travail que font les agents au quotidien. Le sondage d’opinion publique démontre que 42 % des répondants se disent très satisfaits ou satisfaits de la qualité des services offerts, 23 % sont neutres, et 34 % sont insatisfaits ou très insatisfaits.

Près de la moitié des répondants ont aussi indiqué que leur perception de la sûreté communautaire dans la Ville d’Ottawa a diminué au cours des deux dernières années.

Les surdoses, la santé mentale, les crimes violents, et la conduite inattentive font partie des inquiétudes premières liées au crime et au désordre, peut-on lire plus loin.

La mise en place d’un modèle alternatif d’intervention en santé mentale a d’ailleurs reçu l’appui de plus de 2 200 citoyens sondés et fait office de grande priorité. Plus de 1 700 personnes souhaitent également voir la mise en place d’une police communautaire.

« Nous avons entendu les appels au changement qui incluent le besoin de mieux collaborer avec nos partenaires à l’élaboration des méthodes d’intervention alternative face aux problèmes sociaux, surtout en matière de maladie mentale et d’accoutumance », a déclaré Peter Sloly, toujours par voie de communiqué.

Le rapport publié jeudi fera l’objet d’une discussion lors de la réunion de la Commission prévue lundi prochain.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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