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Une grande aigrette attire l’attention à Rankin Inlet, au Nunavut

Une grande aigrette dans un marécage.

Cette grande aigrette a été photographiée à Rankin Inlet, au Nunavut, le week-end dernier. Elle peut se dresser jusqu'à 1 mètre de haut et mesurer de 0,80 à 1,04 m.

Photo : Gracieuseté de Bernice Sandy

Radio-Canada

Depuis la semaine dernière, une grande aigrette, un oiseau échassier de couleur blanche, se trouve dans la communauté de Rankin Inlet, dans l'ouest de la baie d'Hudson. Elle semble se régaler d'épinoches, des petits poissons, dans un étang marécageux.

Généralement, les aigrettes sont observées dans les Everglades, une zone humide subtropicale du sud de la Floride, ou sur la côte du Pacifique. C’est donc sans surprise que les photographes locaux ont été attirés par l’oiseau. Bernice Sandy en fait partie et a pris de nombreuses photos de l'oiseau dont la visite est inhabituelle.

Elle a mis deux jours pour trouver l’aigrette, après avoir eu vent de son existence par le biais du centre de guérison de Rankin Inlet. Les 17 et 18 octobre, elle a immortalisé la venue de la grande dame blanche avec son téléphone portable.

Une grande aigrette dans un marécage.

Une grande aigrette est un grand héron au plumage tout blanc.

Photo : Gracieuseté de Bernice Sandy

Eric Reed, d’Environnement et Changement climatique Canada, à Yellowknife, dit que c'est une observation très enthousiasmante. Ce n'est pas complètement inconnu, mais c'est très, très rare.

En 2017, une aigrette avait été aperçue à Inuvik, également au mois d’octobre. Eric Reed explique que les aigrettes appartiennent à une espèce qui se reproduit beaucoup plus au sud que l'Arctique, plutôt dans le centre et le sud des États-Unis.

Les aigrettes juvéniles partent souvent seules après la fin de la saison de reproduction.

« Elles partent explorer de nouveaux territoires, puis, à mesure que le temps se refroidit et change, elles font demi-tour. »

— Une citation de  Eric Reed, Environnement et Changement climatique Canada

Le public peut signaler ces oiseaux inhabituels

Lorsque des oiseaux comme ces aigrettes sont repérés en dehors de leurs zones habituelles, on les qualifie de visiteurs accidentels ou vagabonds.

Eric Reed pense que l'aigrette de Rankin Inlet suivait probablement une voie navigable ou a été poussée vers le nord par les vents : Espérons qu'elle reviendra vers le sud lorsque le temps se rafraîchira un peu. L'automne a été chaud. Si tout était gelé, on ne verrait pas cela.

De son côté, Yousif Attia, un ornithologue amateur qui travaille à Birds Canada, conseille aux habitants du Nord qui voient des oiseaux inhabituels de participer au programme de science pour la population de l'organisme.

Il existe notamment le comptage annuel des oiseaux à Noël, qui comprend le Nord, ainsi que le programme eBird Canada, où n'importe qui peut télécharger des photos et des enregistrements sonores.

« Ces informations peuvent être utilisées par des chercheurs, des écologistes et d'autres ornithologues amateurs pour aider à comprendre les changements foisonnants. »

— Une citation de  Yousif Attia, Birds Canada

Au cours de l’année passée, d'autres oiseaux inhabituels ont été observés au Nunavut tels que des pélicans, des hirondelles rustiques, une foulque d'Amérique et des geais bleus.

D’après les informations de Jane George

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