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The Last Children : du théâtre fantastique né de l’anxiété climatique

Une accolade entre Judy Wensel et Lazlo Paradis, ce dernier est  perché sur des échasses. Ils sont entourés du décor de la pièce de théâtre.

Âgé de 14 ans, Lazlo Paradis joue le rôle d'un vieillard dans la pièce The Last Children de la metteuse en scène Judy Wensel.

Photo : Raphaële Frigon

Radio-Canada

La compagnie théâtrale Curtain Razors de Regina propose The Last Children, une nouvelle œuvre multimédia qui traite des changements climatiques tels que vécus par les jeunes.

Des collaborateurs âgés de 3 à 4 ans ont pris part à la création de la pièce, écrite par le dramaturge albertain David Gagnon Walker et mise en scène par Judy Wensel.

« C’est une histoire fantastique enracinée dans les expériences réelles auxquelles les jeunes sont confrontés aujourd'hui. »

— Une citation de  Judy Wensel, metteuse en scène

L'œuvre démarre avec un court métrage réalisé par Ian Campbell. Dans un futur pas si lointain, les océans ont inondé les prairies. Les parents installent leur progéniture sur des embarcations de fortune. Confiés à la mer, les enfants flotteront pendant plusieurs décennies.

L’action sur scène commence cent ans après le début du déluge. Il ne reste que deux survivants : un vieil homme et une vieille femme. Deux personnages incarnés par Lazlo Paradis et Iris James, tous deux âgés de 14 ans. Ils vivent ensemble dans un phare, entourés d'une mer qui était autrefois la Saskatchewan.

Les jeunes acteurs jouent les vieillards, sourds et courbaturés. Tel un vieux couple, ils partagent leur souvenirs du continent. Pour passer le temps, elle joue du violoncelle, lui joue d’un tuba qui sert aussi de corne de brume.

Les acteurs Iris James et Lazlo Paradis devant le décor de la pièce The Last Children.

Les acteurs Iris James et Lazlo Paradis jouent le rôle des deux derniers survivants d'un déluge qui a englouti le monde.

Photo : Raphaële Frigon

Grâce à des projections vidéo, des effets sonores, des costumes et une scénographie d’un baroque futuriste, les créateurs proposent un univers post-apocalyptique, où, malgré tout, l’humour et l’espoir règnent.

Une pièce parfois dépaysante, davantage portée par les éléments visuels et sonores que par le texte, au risque de confondre le spectateur par moment. Chose qui n’a pas perturbé le public jeunesse lors de la première.

The Last Children soulève plus de questions qu’elle n’offre de réponses. Pour permettre aux jeunes et aux moins jeunes de s’exprimer, la pièce est accompagnée d’une discussion avec le public sur l'œuvre elle-même, ainsi que sur les changements climatiques que nous vivons.

« C’est important de parler des changements climatiques. »

— Une citation de  Lazlo Paradis, acteur

Un univers fantastique, une réalité vécue

Le projet a commencé par une réflexion sur l'anxiété climatique dont j'étais témoin parmi les jeunes de mon entourage, explique la metteuse en scène, Judy Wensel.

L’acteur Lazlo Paradis vit avec cette angoisse. Cette pièce est une façon de mettre cette anxiété dans quelque chose de créatif, confie-t-il.

Un éveil climatique, un éveil politique

Pour Judy Wensel, la pièce est née du besoin de parler de la réalité vécue en Saskatchewan. La réalité est si souvent ignorée à tant de niveaux, socialement et politiquement, explique-t-elle

Pour Lazlo Paradis, cette pièce est une façon de se mettre en action à sa façon. Je veux faire les choses que je peux pour aider le climat, et faire prendre conscience aux gens des changements climatiques, affirme-t-il.

The Last Children est présentée sur les planches de l’Artesian jusqu’au 30 octobre.

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