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Les hôpitaux ontariens veulent serrer la vis pour la vaccination du personnel

Une infirmière raccorde des tubes dans une unité de soins intensifs.

Pour l'instant, la directive provinciale oblige le personnel qui n'est pas entièrement vacciné à se soumettre à des dépistages réguliers de la COVID-19.

Photo : Reuters / Stevo Vasiljevic

Radio-Canada

L’Association des hôpitaux de l’Ontario (AHO) recommande au gouvernement provincial d'adopter une directive forçant le personnel hospitalier à être entièrement vacciné sous peine de sanctions disciplinaires.

Dans une lettre ouverte jeudi, l’AHO a répondu de manière claire à la consultation lancée la semaine dernière par le premier ministre Doug Ford.

L’Association souhaite un engagement général exigeant que tous les travailleurs de la santé soient vaccinés, quel que soit leur employeur, et que chaque organisation travaille rapidement pour atteindre cet objectif.

En cas de non-conformité des employés à l’éventuelle directive, l’AHO indique une série de sanctions telles que les suspensions sans solde, le non-renouvellement des titres de compétence ou la cessation d'emploi, afin d'assurer la stabilité des services cliniques pendant cette transition.

Cette position représente l’opinion de 120 hôpitaux qui emploient 166 000 personnes à plein temps, soit environ 94 % du secteur, selon le communiqué.

Des sanctions déjà appliquées

De nombreux hôpitaux ontariens ont d’ores et déjà adopté leur propre politique de vaccination obligatoire du personnel, ce qui est plus strict que la directive provinciale actuelle qui oblige les employés de ces établissements à être vaccinés ou à subir des tests de dépistage fréquents.

Plusieurs d’entre eux ont congédié ou suspendu sans salaire des employés qui ne s’étaient pas fait vacciner avant la date limite.

Jeudi, 148 employés de l’Hôpital SickKids, le plus grand établissement de soins pédiatriques au Canada, ont ainsi été suspendus sans solde.

Doug Ford avait sollicité l’avis des hôpitaux au sujet de la vaccination obligatoire, car il disait être préoccupé par un possible manque de personnel si des sanctions étaient imposées.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a quant à elle indiqué mercredi, avant la prise de position des hôpitaux, qu’une décision sera prise sous peu.

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