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De plus en plus de médecins âgés en Nouvelle-Écosse

Le manque de médecins fait en sorte que plusieurs pratiquent passé l’âge de la retraite.

Le médecin prend la pose pour une photo dans son bureau.

Le Dr Ken Murray est médecin à Neils Harbour, en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Matthew Moore

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, où les médecins continuent de se faire rares, plusieurs d’entre eux n’osent pas prendre leur retraite et abandonner leurs patients.

On compte 31 médecins âgés de 75 ans ou plus dans la province. C’est 10 de plus qu’il y a trois ans.

Alors que 69 000 Néo-Écossais sans médecin de famille — un nouveau sommet — étaient inscrits sur une liste provinciale d’attente en juillet dernier, chaque départ à la retraite chamboule les plans de plusieurs personnes.

À Neils Harbour, à l’île du Cap-Breton, le Dr Ken Murray vient justement de célébrer son 75e anniversaire. Année après année, il repousse sa retraite.

La retraite est toujours dans mes pensées, mais je veux partir avec une certaine tranquillité d’esprit , dit-il.

Le Dr Murray devait rester à Neils Harbour pour deux ans. Quarante-neuf ans plus tard, il soigne toujours les gens de cette communauté.

En plus de son travail à la clinique, il fait aussi quelques quarts de travail à l’urgence du Centre de santé communautaire Buchanan Memorial.

Au cours des deux dernières années, la clinique a réussi à recruter deux médecins. Mais l’une d’elles a décidé de bientôt retourner vivre plus près de sa famille, en Ontario, après un an au Cap-Breton, et deux autres seront en congé de maternité cet hiver.

Le centre de santé communautaire et l'enseigne devant le bâtiment.

Le centre de santé communautaire Buchanan Memorial, à Neils Harbour en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Tom Ayers

Modeste, le Dr Murray souligne qu’il est loin d’être le seul à avoir changé ses plans pour mieux servir la population. Une infirmière a elle aussi retardé sa retraite, en raison de la pénurie de personnel.

En manque de médecins, la clinique se tourne vers les infirmières praticiennes. Celles-ci sont essentielles, indique le Dr Murray. Elles prennent en charge les examens de base et les communications téléphoniques avec les patients.

Il suggère que le recours aux infirmières praticiennes peut servir d’exemple pour améliorer l’offre de soins dans d’autres régions rurales.

D’après les reportages de Carolyn Ray, CBC, et de Stéphanie Blanchet

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