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Jonathan Breton-Robert revient de loin

Jonathan Breton-Robert court avec le ballon entouré de joueurs des Carabins.

Jonathan Breton-Robert lors d'un match contre les Carabins, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Yan Doublet

Entre les blessures et la saison annulée par la pandémie, Jonathan Breton-Robert a très peu joué au football ces dernières années. Le receveur étoile du Rouge et Or est toutefois de retour sur le terrain juste à temps pour ce qui pourrait être son dernier match au CEPSUM à Montréal, théâtre du jeu le plus marquant de sa carrière.

Mise sur pause l’automne dernier, la plus grande rivalité du football universitaire canadien reprend de plus belle, dimanche, à Montréal. L’enjeu du match entre le Rouge et Or (5-2) et les Carabins (6-1) est clair. L’équipe qui l’emportera s'assurera du premier rang de la conférence québécoise en vue des séries éliminatoires.

Nul joueur de l’édition actuelle du Rouge et Or n’est plus étroitement associé à la rivalité que Jonathan Breton-Robert. Il faut remonter au match de la Coupe Dunsmore d’il y a cinq ans, alors que ce dernier était encore un receveur recrue. Tirant de l’arrière 17-13 contre les Carabins, en fin de match, à leurs 3e essai à la ligne de 3 verges de l’adversaire, les hommes de Glen Constantin jouaient le tout pour le tout.

Breton-Robert, qui venait de réaliser un incroyable attrapé d’une main pour amener son équipe à la porte des buts, avait accepté une remise sur un jeu renversé avant de lui-même lancer le ballon au quart-arrière Hugo Richard pour le touché et la victoire. Quelques semaines plus tard, les deux coéquipiers soulevaient la Coupe Vanier et le jeu truqué demeure probablement le plus marquant de l’histoire de l’équipe.

C’est un moment vraiment fort de ma carrière. C’était encore ma première année et c’était un gros test. Le Rouge et Or avait perdu la Coupe Dunsmore les deux années précédentes. Avoir livré la marchandise à ce moment-là, c’est quelque chose qui est encore frais dans ma mémoire, a raconté Breton-Robert, jeudi.

Une blessure persistante

Dans les années qui ont suivi, l’athlète de Saint-Anselme s’est établi comme l’un des meilleurs receveurs de passe de la province. Jusqu’à ce qu’une blessure à l’aine vienne perturber sa saison 2019. Privé de ce qui aurait été sa dernière saison universitaire par la pandémie, Breton-Robert a décidé d’étirer son parcours avec le Rouge et Or, cet automne.

Il est poursuivi par un joueur des Stingers tentant de le plaquer

Jonathan Breton-Robert en 2017

Photo : Facebook / Rouge et Or de l'Université Laval

Mais encore là, une blessure à l’aine l'avait forcé à manquer tous les matchs de l’équipe avant dimanche dernier. Le receveur revenait donc de loin au moment de disputer sa première partie en près de deux ans, contre le Vert et Or.

Jeudi, il s’est avoué soulagé de constater que sa blessure ne revenait pas le hanter. Ça a bien été durant le match et en pratique cette semaine aussi. Tout est sous contrôle. C’est vraiment positif.

Jouer les trouble-fêtes

Si les deux dernières années ont été éprouvantes mentalement, le jeu en valait la chandelle, estime Breton-Robert à l’aube de son retour au CEPSUM pour un important duel contre l’ennemi juré. C’est pour jouer des matchs comme ça, des matchs serrés et intenses avec beaucoup d’émotion, que je suis revenu.

Celui dont le frère jumeau Vincent évolue aussi avec le Rouge et Or se promet donc d’apprécier chaque moment, dimanche, à commencer par la foule hostile montréalaise qui voudra sûrement l'enguirlander. À ce stade-ci, chaque match, chaque pratique, chaque moment avec les gars sur le terrain, je l’apprécie.

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