•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le plan de Québec pour l’ajout de places en garderies bien accueilli

Un enfant tient des blocs dans ses mains.

Québec prévoit un budget d'au moins 3 milliards de dollars d’ici 2024-2025 pour compléter, comme promis, le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance dans la province. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Le plan du gouvernement du Québec pour combler le nombre de places manquantes en garderie dans la province est bien accueilli dans l'Est-du-Québec. Par contre, de meilleures conditions de travail sont toujours réclamées pour favoriser la rétention des éducatrices dans le réseau.

Ce plan présenté jeudi après-midi prévoit notamment la création de 17 000 nouvelles places d'ici 2025, en plus des quelques 19 000 qui sont déjà en voie d'être créées.

Pour y arriver, Québec compte allouer au moins 3 milliards de dollars d’ici 2024-2025, soit 1,8 milliard de plus que prévu, pour compléter tel que promis le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance.

Plusieurs centaines d'enfants attendent une place en garderie au Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord et en Gaspésie.

Le député de Rimouski Harold LeBel, perçoit positivement l'annonce du gouvernement quant au développement du réseau des garderies.

Par contre, le député redoute que la centralisation des pouvoirs au ministère de la Famille amoindrisse l'importance de prendre la réalité régionale en considération dans ses décisions.

« Si, en centralisant certaines prises de décision, ça va plus vite, tant mieux! Mais j'espère qu'on se garde quand même des possibilités de s'assurer qu'on tient compte des réalités des régions. »

— Une citation de  Harold LeBel, député de Rimouski

Harold LeBel poursuit en expliquant que certains responsables de CPE lui ont mentionné que le guichet unique ne tient pas nécessairement compte des particularités régionales.

On ne peut pas y aller juste par les codes postaux. Quand tu connais vraiment le terrain, t'es capable de savoir comment ça fonctionne, souligne-t-il à ce propos.

Un nouveau guichet unique remplacera le système actuel. Son utilisation sera obligatoire pour inscrire un enfant à un service de garde. Il devrait être mis en place d'ici deux ans.

De son côté, le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qualifie cette annonce de « symbolique ».

Les montants, ca ne veut rien dire pour les parents qui se cherchent une place, a-t-il déclaré en entrevue vendredi matin à l'émission Info-réveil.

S'il dit souhaiter que l'initiative du gouvernement fonctionne, Pascal Bérubé se désole toutefois qu'elle arrive « un peu tard ».

De meilleures conditions pour la rétention des éducatrices

La directrice du CPE L'éveil des Chérubins à Rimouski, Hélène Blanchet, estime que l'accélération de la formation des éducatrices et la bonification de leurs conditions de travail permettra aussi d'ouvrir plus de places en garderie.

Que la formation se donne d'une façon accélérée. Qu'elle soit bonifiée aussi pour qu'elle soit plus agréable pour les éducatrices. Oui, ça va donner un petit coup de fraîcheur par rapport à tout ça. Il ne faut pas oublier qu'il faut encadrer les avantages sociaux des éducatrices, soutient-elle.

« Il faut travailler en ce sens-là aussi, des conditions de travail, pour qu'elles soient reconnues à leur juste valeur pour avoir des gens au travail. »

— Une citation de  Hélène Blanchet, directrice du CPE L'éveil des Chérubins

De son côté, le maire de Gaspé, Daniel Côté, se dit satisfait de l'annonce d'investissements majeurs dans le réseau des services de garde éducatifs à l'enfance.

Toutefois, il affirme que le grand défi sera de recruter la main-d'œuvre, pour offrir ses nouvelles places.

« Il est là, le défi. Il est au niveau des ressources humaines, de la main-d'œuvre. »

— Une citation de  Daniel Côté, maire de Gaspé

C'est ambitieux, mais sachant souvent que le nerf de la guerre a été le financement des places... Là, le financement est au rendez-vous. Là où le chiffre est ambitieux, c'est en ce qui a trait à la formation du personnel requis, à offrir des conditions de travail les plus adéquates possibles pour attirer les gens vers ces métiers-là, affirme le maire.

La députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, exprime la même réserve.

« On se serait attendus à ce que le projet de loi s'accompagne d'une offensive pour attirer des étudiants dans les techniques d'éducation à l'enfance. »

— Une citation de  Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé

Mme Perry Mélançon estime elle aussi que les conditions de travail des éducatrices doivent être améliorées pour valoriser la profession et attirer plus de travailleuses.

De son côté, la directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne, accueille aussi favorablement le plan présenté par Québec. Elle estime que les possibilités d’agrandissement des CPE vont permettre la création de places en garderie.

Toutefois, Odette Lavigne estime qu’il est nécessaire d’obtenir les sommes adaptées pour réaliser ces différents projets.

« On se demande si le financement va suivre.  »

— Une citation de  Odette Lavigne, directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord

Le premier ministre François Legault a reconnu qu'il manque 2200 éducatrices qualifiées en ce moment dans le réseau. Il dit vouloir régler les négociations en cours avec les éducatrices le plus rapidement possible, afin de rendre la profession plus attrayante.

Avec les informations d'Alexandre Courtemanche et de Bruno Lelièvre

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !