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La hausse du prix du carburant a des répercussions en Abitibi-Témiscamingue

Pompe à essence à la station-service d'Oyster Bed Bridge, à l'Île-du-Prince-Édouard, le 12 octobre 2021.

Le prix de l'essence a atteint 1,45 $ en Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : CBC / Kirk Pennell

La flambée des prix de l'essence à la pompe ces dernières semaines fait toujours parler d'elle.

Un litre d'essence dépasse le 1,45 $ en moyenne ces derniers jours en Abitibi-Témiscamingue. Une hausse qui a des conséquences sur les entreprises de la région.

Le directeur général du distributeur PetroNor qualifie la situation d’inédite.

Une hausse soutenue comme celle-là et qui dure et qu'on croit que ça va persister, c'est du jamais vu, dit-il.

Daniel Plante croit que ça prendra quelque temps avant que la situation ne revienne à la normale.

Et en attendant, son entreprise, qui distribue les produits pétroliers en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec, subit elle aussi les conséquences de la hausse des prix de l'essence.

On n'a pas le choix, il faut s'adapter. Nous, comme transporteur, c'est évident que ce sont nos clients qui vont à la fin prendre la hausse. On n'a pas le choix, ça va se répercuter sur nos coûts de transport, donc on va passer la facture à nos consommateurs, ajoute le responsable.

Chez Centraide Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, on anticipe les contrecoups de la hausse des prix du carburant sur le transport des denrées.

L'organisme couvre lui-même les frais de transport depuis Montréal avec une dépense annuelle d'environ 60 000 $.

Mais c'est au niveau local qu'il pourrait y avoir des enjeux de distribution, explique la directrice régionale Mélanie Perreault.

Là ce qu'on est en train de discuter avec nos partenaires sur le terrain, c'est de dire oui le transport est assuré de façon récurrente depuis Montréal vers la région, mais une fois que les denrées sont en région, elles doivent être distribuées partout dans les comptoirs alimentaires. Donc on a là aussi des enjeux de frais de transport intra régionaux, rappelle la directrice.

Daniel Paré et Mélanie Perreault posent devant une affiche de Centraide.

Mélanie Perreault, directrice générale de Centraide Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Alors ce qu'on est en train de faire, c'est de documenter l'ensemble du réseau de transport des denrées partout dans la région à savoir qui dessert, l'impact que ça a dans la communauté, comment ça fonctionne au niveau des coûts, de la logistique, parfois c'est des employés, parfois des bénévoles. Alors on est en train de faire vraiment tout ce portrait-là pour pouvoir élargir nos partenariats éventuellement puis couvrir ces frais-là dans la région et assurer une desserte alimentaire partout, même dans les milieux ruraux, insiste Mélanie Perreault

De son côté, le producteur bovin Vincent Boisvert doit dépenser environ 80 $ de plus que d'habitude pour produire un veau.

Le président du Syndicat des producteurs de bovins d’Abitibi-Témiscamingue affirme qu'il ne peut pas répercuter ces dépenses sur le prix de vente.

Les prix ne sont pas ajustés à la fin lorsqu'on va vendre nos veaux. Si je décide d'aller prendre une ride avec ma roulotte, c'est moi qui vais payer plus cher et c'est moi qui en subis les conséquences. Nous autres, on subit, on n'a pas le choix, on ne peut pas arrêter de produire des grains, du fourrage, parce que le pétrole est trop cher, souligne-t-il.

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