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Patrimoine : Marie-Josée Savard « inefficace », selon un ancien du cabinet Duclos

La façade de l'église Saint-Jean-Baptiste.

L'église Saint-Jean-Baptiste. (archives)

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

Sous la gouverne de Marie-Josée Savard au patrimoine, la Ville de Québec aurait échappé non pas une, mais bien deux occasions d'obtenir du financement fédéral pour la conversion de l'église Saint-Jean-Baptiste, selon un ancien membre du cabinet du député Jean-Yves Duclos.

Jean-Luc Lavoie était directeur des affaires régionales lors du dernier mandat du député de Québec. Selon sa propre description, il était le principal interlocuteur de la Ville de Québec avec le gouvernement fédéral. Il est aujourd'hui candidat pour Québec Forte et Fière dans le district de la Pointe-de-Sainte-Foy.

En mêlée de presse jeudi, il a accusé Marie-Josée Savard d'avoir manqué de leadership et d'efficacité dans le dossier de l'église Saint-Jean-Baptiste. Assis aux premières loges tout au long de cette saga, il déplore l'incapacité de la vice-présidente du comité exécutif à lancer un projet de conversion pour le bâtiment patrimonial.

Un homme s'adresse aux médias

Jean-Luc Lavoie était directeur des affaires régionales au cabinet du député fédéral Jean-Yves Duclos. Il est aujourd'hui candidat pour Québec forte et fière.

Photo : Radio-Canada

Selon M. Lavoie, la Ville a eu deux occasions d'obtenir du financement fédéral pour payer la requalification de l'immeuble. Après une première fenêtre ratée l'an dernier, l'administration municipale avait selon lui dix mois pour présenter un projet en vue d'un nouvel appel de propositions qui s'est conclu le 6 juillet dernier.

« Ce sont des dizaines de millions dont on se prive parce qu'il n'y a pas eu de leadership de Mme Savard. »

— Une citation de  Jean-Luc Lavoie, candidat de Québec forte et fière

Pas assez influente?

Marie-Josée Savard a selon lui tardé à agir. Six mois pour réunir des partenaires du patrimoine, dans une communauté, c'est inadmissible, a-t-il tonné. Il ajoute que l'aspirante mairesse a été incapable de convaincre le maire Régis Labeaume d'acheter l'église, une condition pour profiter des programmes fédéraux, lesquels ne s'adressent pas aux lieux de culte.

La Ville de Québec devait devenir propriétaire. Elle [Marie-Josée Savard] n'a pas réussi à convaincre le maire, en deux ans. Même de manière transitoire, c'était une obligation, a continué le candidat municipal, taxant Mme Savard d'avoir manqué d'influence.

Régis Labeaume et la conseillère municipal Marie-Josée Savard lors du conseil municipal de la Ville de Québec, le 18 février 2019.

Marie-Josée Savard et Régis Labeaume lors d'un conseil municipal, en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Marie-Josée Savard a elle-même admis, il y a quelques semaines, que M. Labeaume avait refusé de mettre la main sur l'église. Elle a malgré tout mandaté l'Institut canadien de Québec (ICQ), dès décembre 2020, de lancer une réflexion sur un projet de reconversion impliquant les organismes communautaires du quartier et l'école primaire voisine de l'église.

Classée bien patrimonial de l'État québécois et fermée au culte depuis 2015, l'église Saint-Jean-Baptiste est toujours la propriété de la paroisse du même nom.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Le Diocèse de Québec se dit prêt à la céder pour un dollar symbolique, à condition que son nouveau propriétaire soit en mesure de payer les travaux évalués à plus de 12,4 millions de dollars, en plus des frais fixes.

Désinformation, réplique Savard

Invitée à réagir aux propos du candidat de son adversaire Bruno Marchand, Marie-Josée Savard a dénoncé un épisode d’incompréhension et de désinformation.

Mme Savard se défend en affirmant que le projet élaboré par la Ville n'était pas terminé au moment de la fermeture de l'appel de propositions cet été. Un deuxième appel de projets sera mis de l’avant bientôt. Cet été, en fonction des critères du programme, le projet [n’était] pas suffisamment avancé avec les données que nous détenions, a-t-elle expliqué.

Le rapport de l'ICQ, notamment, n'a été remis qu'au mois de septembre. Tout dossier doit être très bien documenté incluant un plan financier détaillé pour être accepté par le fédéral, poursuit Mme Savard, pour qui une consultation citoyenne sera incontournable dans ce dossier.

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