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Des chauffeurs et livreurs réclament le statut d’employé

Un livreur consulte son téléphone devant la porte d'un restaurant.

Puisqu'ils sont considérés comme des travailleurs indépendants, les livreurs n’ont pas droit au salaire minimum ou à des avantages sociaux.

Photo : CBC / Carlos Osorio

Radio-Canada

Des chauffeurs et des livreurs de compagnies comme Uber, Lyft et Skip the Dishes demandent au gouvernement ontarien de leur accorder le statut d’employé et les droits qui en découlent.

La question touche des centaines de milliers de travailleurs indépendants. La reconnaissance de certains droits aurait des répercussions non seulement en Ontario, mais aussi ailleurs au pays. Des centaines de millions de dollars sont en jeu.

Des informations de CBC laissent croire que des changements sont imminents :

  • Des sources de ce secteur de l’économie ont déclaré à CBC que le gouvernement Ford s’apprêtait à annoncer des mesures touchant le salaire et la rémunération des travailleurs autonomes.
  • Le ministre du Travail, Monte McNaughton, promet de déposer un projet de loi d’ici la fin du mois, dans la foulée de changements destinés à protéger et à soutenir les travailleurs vulnérables qui ont assuré des services importants durant la pandémie.
  • Un comité consultatif formé par le gouvernement doit présenter des recommandations au sujet des travailleurs des plateformes numériques.

Ces compagnies ne reconnaissent pas de droits et n’accordent pas d’avantages sociaux aux travailleurs, déplore Brice Sopher, un livreur pour Uber Eats qui est aussi vice-président de Gig Workers United, un groupe soutenu par le mouvement syndical.

Rien n’empêche présentement des compagnies comme Uber, Lyft et DoorDash de nous accorder les droits qui viennent avec le statut d’employé, affirme M. Sopher. Elles ont tous les avantages, mais n’ont aucune responsabilité.

En vertu des normes du travail, les travailleurs ontariens des plateformes numériques sont considérés comme des entrepreneurs indépendants, ce qui signifie qu’ils n’ont pas droit au salaire minimum, à des vacances ou à des congés payés les jours de fête légale.

Les compagnies pour lesquelles ils travaillent n’ont pas à contribuer à l’assurance-emploi ni au Régime de pensions du Canada.

Brice Sopher croit qu’il y a là une tendance dangereuse, dont tout le monde devrait s’inquiéter. À son avis, si l’Ontario ne change pas le statut des travailleurs des applications comme Uber ou DoorDash, des employeurs risquent de convertir le statut de certains employés en travailleurs autonomes, les privant ainsi de leurs droits.

Le ministre McNaughton ne fait pas de promesses au sujet du changement de statut, mais il dit que ces travailleurs seront bientôt mieux protégés. Il s’indigne que des travailleurs des plateformes numériques gagnent moins que le salaire minimum. Ils méritent mieux, a-t-il déclaré, et nous allons faire quelque chose pour eux.

D'après les informations de Mike Crawley, de CBC

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