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Le président provincial de l’UPA demande une décentralisation vers les régions

Des gens assis à des tables dans une grande salle d'hôtel.

L’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean tient actuellement son 91e congres annuel sous le thème « Plus de 90 ans d’histoire et d’impact ».

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Présent au congrès de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay-Lac-Saint-Jean à Alma, le président provincial, Marcel Groleau, a demandé que plus de services et de fonctionnaires soient présents dans les régions.

Il s'agit du 91e congrès annuel de l'UPA régional qui regroupe près de 1200 producteurs, générant un chiffre d'affaires de 300 millions de dollars.

Les participants étaient réunis toute la journée jeudi à l'Hôtel Universel d'Alma.

Ils ont discuté des nombreux défis devant eux, comme la pénurie de main-d'œuvre, la réduction des pesticides ou encore le manque de relève agricole.

La question des changements climatiques a aussi été abordée. Nous autres on est touché directement, c'est pour ça qu'il y a des programmes de gestion de risques au niveau provincial et au fédéral qui devront être ajustés, a expliqué Mario Théberge, le président régional.

Des indemnisations ont été remises cette année à plusieurs producteurs de bleuets en raison des grandes pertes qu'ils ont subies, avec le printemps trop hâtif et un gel qui a suivi.

L'UPA demande d'ailleurs une décentralisation des services pour mieux répondre aux besoins de ses membres. Le président provincial, Marcel Groleau, a notamment ciblé le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), ainsi que la Financière agricole du Québec, qui accorde justement les indemnisations pour l'assurance récolte. La Financière agricole ou autres, d'avoir des services en région, des gens présents en région, des bureaux du MAPAQ, pas juste un bureau, mais des bureaux du MAPAQ en région, a demandé Marcel Groleau.

Deux hommes assis derrière une table en conférence de presse.

Le président de la section régionale de l’UPA, Mario Théberge, et le président de l’UPA, Marcel Groleau, soutiennent que les défis sont nombreux pour le domaine agricole.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Si certains problèmes ont un long historique, la pandémie de COVID-19 a permis de constater la fragilité de la chaîne d'approvisionnement. Si les employés étrangers temporaires n'avaient pu venir au Québec ou au Canada, à cause de la pandémie, on aurait vécu une catastrophe alimentaire. Je le dis et je pèse mes mots, ça aurait été une catastrophe alimentaire, a soutenu le président provincial.

Dans la même veine, pour l'UPA, il faut d'une part développer l'autonomie alimentaire du Québec et faire face à la concurrence. Si je prends par exemple le secteur des viandes, dans le bœuf, il y a trois grands joueurs nord-américains qui contrôlent le marché, dont Cargill qui est présent au Canada, mais au Québec, des abattoirs de bœufs, il y en a de moins en moins, a-t-il poursuivi.

Quatre hommes sont assis à une table alors qu'une femme parle debout à un lutrin.

Le congrès se tenait à l'hôtel Universel à Alma.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les présidents invitent par ailleurs les clients à se soucier de la répartition des coûts dans la filière agroalimentaire, question de laisser un peu de profits dans les poches des producteurs locaux.

Je le dis en boutade, mais on prend ce qu'il reste. Des fois, il ne reste rien, a commencé Mario Théberge.

C'est la distribution et le détail qui s'accaparent la plus grande partie de la valeur alimentaire ou la valeur du dollar alimentaire, a complété Marcel Groleau.

En ce sens, l'UPA travaille actuellement sur un code des bonnes pratiques afin de permettre un traitement juste pour chaque joueur de la filière.

D'après un reportage de Laurie Gobeil

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