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Le bonheur pure laine de Jo-Anne et ses alpagas

Une femme dans une ferme d'alpagas.

En 2008, Jo-Anne Burton est devenue la propriétaire de la ferme d'Alpaga la plus au nord en Ontario. Depuis ce jour, on retrouve la ferme Pure & Simple plus au nord, à Hearst.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les alpagas de Jo-Anne Burton sont devenus thérapeutiques pour l’éleveuse de Shillington, dans le Nord de l’Ontario. La transformation de la fibre en vêtements est dorénavant son gagne-pain et le tricot, une façon de solidifier le lien mère-fille.

Ma mère est une grande tricoteuse. Quand on a commencé avec les alpagas, moi, je ne connaissais rien : la laine, le tricot, le tissage. Ma mère tricotait alors je me suis dit : si je peux apprendre à tricoter, à faire des choses avec la laine, on va pouvoir faire une vie, dit d'emblée Jo-Anne, qui se plaît à recevoir les conseils de sa mère.

Ensemble, le duo fait des tuques et des foulards avec de la laine d’alpaga qu'ils vendent dans leur boutique.

Une femme tricote.

Pendant que sa mère tricote, Jo-Anne s'installe au métier à tisser afin de confectionner un foulard.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

C’est devenu une passion, raconte Jo-Anne, vouant une profonde admiration à sa maman, Pauline.

C’est une joie de voir un alpaga dans sa cour puis qu’il te donne cette fibre-là et de créer des objets concrets. C’est vraiment satisfaisant.

Une satisfaction que retrouve aussi Pauline, qui se garde jeune et saine d’esprit avec ce passe-temps.

Pas le temps de m’ennuyer, avoue-t-elle. J’ai toujours quelque chose à faire.

Les alpagas : des chats des bois

Jo-Anne avoue être charmée par le joli minois et le peu d’entretien nécessaire aux alpagas, citant en exemple la traite des vaches au quotidien.

Les alpagas ne donnent pas de lait. Ils font de la laine qu’on tond une fois par année, ajoute-t-elle.

Une ferme d'alpagas.

Jo-Anne compte aujourd'hui 27 alpagas.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La majeure partie du travail s’est fait à l’achat de la ferme, en 2008, avec l’installation d’un enclos.

« C’est important qu’ils soient protégés des prédateurs comme ils n’ont pas de défense. En même temps, ce sont des animaux qui font presque partie de notre famille. Ils ont tous des noms, ils savent leurs noms, mais ils ont quand même la personnalité d’un chat. Ils n’écoutent pas toujours. »

— Une citation de  Jo-Anne Burton, propriétaire de Dream Acres Alpacas

Jo-Anne fait des marches avec ses bêtes à quatre pattes munies d’un attelage.

Il y en a qui sont faciles, faciles. C’est comme de deuxième nature, mais d’autres qui se jettent à terre quand tu mets l’attelage puis ils te regardent en voulant dire…, plaisante-t-elle en terminant sa phrase avec un long silence laissant le choix du mot.

Le succès de la ferme virtuelle

Avant d’être emportée par le cancer des ovaires lundi dernier, l'entrepreneure Nicole Guertin avait convaincu Jo-Anne et Pauline d’offrir des visites virtuelles de sa ferme pour le projet des 101 expériences.

« L’idée des visites virtuelles, je ne pensais vraiment pas que c’était vendable. Je ne pensais vraiment pas que les gens seraient intéressés à me voir parler à mes animaux. »

— Une citation de  Jo-Anne, propriétaire de Dream Acres Alpacas
Une femme avec un alpaga.

Jo-Anne a été grandement inspirée par la visite virtuelle qu'elle a offerte dans une résidence de personnes âgées.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pourtant, elle fait maintenant découvrir sa ferme dans des écoles d’Ottawa et de Sudbury ainsi que dans des résidences de personnes âgées, grâce à son téléphone intelligent.

Avec la technologie, je pouvais aller tellement proche des animaux. Je pouvais expliquer que les alpagas n’ont pas de dents en haut, ils n’ont pas de défense; regarder leurs orteils. Je pouvais emmener mon téléphone tellement proche et je voyais les yeux s’illuminer, conclut-elle.

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