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Des parents préoccupés par la gestion des éclosions de COVID-19 dans les écoles

Une personne travaille à son ordinateur avec un enfant devant elle, en arrière-plan.

Des parents craignent les conséquences des fermetures successives de certaines écoles sur la santé mentale de leurs enfants, selon l’Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

Radio-Canada

Les parents sont préoccupés par la gestion des éclosions dans les écoles et par les conséquences des fermetures successives de certaines écoles sur la santé mentale des jeunes et sur le suivi de l’apprentissage, selon l’Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick.

L’organisme explique qu’il a préparé un questionnaire à l’intention de ses membres après avoir reçu des messages exprimant ces préoccupations. Plus de 1300 parents ont répondu à ces questions entre le 14 et le 18 octobre.

Voici quelques résultats aux questions sans distinction entre les régions touchées ou non par les mesures coupe-circuits.

Taux de satisfaction quant aux mesures en vigueur dans les écoles pour prévenir la contagion et gérer les éclosions

Satisfaits

Insatisfaits

Ni satisfaits ni insatisfaits

Ne s’applique pas

Fermeture de l'école pour la recherche de contacts

46 %

34 %

15 %

5 %

Nouvelle procédure des tests rapides

48 %

26 %

22 %

7%

Retour aux bulles de classe au primaire

45 %

30 %

16 %

9 %

Port du masque toute la journée

42 %

43 %

14 %

1 %

Quant à la décision de fermer les écoles touchées par des éclosions et de passer alors à l’enseignement à distance le temps que la situation s’améliore, 58 % des répondants ont dit être d’accord, 33 % ne sont pas d’accord et 9 % n’ont pas donné d’opinion.

Sur les commentaires des parents

Les commentaires, bien plus que les résultats chiffrés, ont permis de mettre en évidence les principales inquiétudes des parents, souligne la directrice générale de l’Association, Chantal Varin, citée dans un communiqué.

Selon l’organisme, la question de la fermeture des écoles pendant au moins un jour pour la recherche de contacts lorsque des cas de COVID-19 sont signalés divise les parents. Certaines écoles connaissent plus de fermetures que d’autres pour cette raison, ce qui semble créer de la frustration et de l’anxiété chez les parents. Ces derniers doivent rapidement trouver un service de garde, ce qui est parfois un véritable casse-tête.

Des parents se préoccupent aussi de la santé mentale de leurs enfants lorsqu’ils ne peuvent pas aller à l’école parce qu’elle est fermée ou parce qu’ils doivent s’isoler par précaution. Selon l’Association, ils ont parlé des pertes de repères, du changement de routine, du risque de retard d’apprentissage et du rattrapage ainsi que du stress qui accompagne l’isolement.

Une femme devant un logo d'association.

La directrice générale de l'Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick, Chantal Varin, affirme que la santé mentale de leurs enfants est au coeur des préoccupations des parents (archives).

Photo : Radio-Canada

Au sujet des bulles de classe, des parents craignent des conséquences négatives sur la santé mentale de leurs enfants parce qu’ils ne peuvent plus jouer librement avec leurs amis durant les récréations.

Sur le port du masque toute la journée à l’école, plusieurs parents jugent que c’est une source d'anxiété, d’autres craignent que cela entraîne des retards de développement langagier et émotionnel chez leurs enfants, mais d'autres estiment que la mesure est nécessaire pour réduire les risques de contagion, explique l’Association.

Quant aux tests de dépistage rapide, les parents semblent surtout frustrés par la lenteur de la mise en œuvre du programme, selon l’Association.

Enfin, toujours selon l’Association, plusieurs parents sont préoccupés par l’enseignement virtuel. Ils craignent des retards d’apprentissage, la complexité de faire les classes à domicile, le manque de contact social pour leurs enfants et le manque d'appareils électroniques.

« Ce qui est au cœur des préoccupations des parents présentement, c’est davantage la santé mentale des enfants. Les mesures imposées dans les écoles, la gestion des éclosions et le manque de ressources sont ressentis comme étant très anxiogènes.  »

— Une citation de  Chantal Varin, directrice générale de l'Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick

Les parents se sentent démunis et ont l’impression de ne pas être écoutés. Plusieurs ont aussi souligné le manque de clarté et de cohérence dans les règles et les communications provenant du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et de la santé publique, ajoute-t-elle.

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