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Des pays font pression pour modifier le rapport final de la COP26, prévient Greenpeace

L'Australie, le Brésil et l'Arabie saoudite tenteraient de supprimer des passages du document.

La Terre vue de l'espace.

La Terre vue de l'espace.

Photo : iStock

Radio-Canada

Greenpeace a mis en garde jeudi contre les efforts déployés en coulisses par certains pays afin de modifier les conclusions du rapport final sur le climat qui doit être présenté à la fin des prochaines négociations des Nations unies (COP26) qui se tiendront à Glasgow, en Écosse, dès le 1er novembre.

Le sommet organisé par la Grande-Bretagne est souvent décrit comme celui de la dernière chance pour les humains d'empêcher le réchauffement de la planète d'atteindre des niveaux dangereux.

Durant la rencontre, les gouvernements et les entreprises doivent prendre des engagements pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Or, avant même que la COP26 ne commence, certains acteurs tentent d’embellir leurs bilans environnementaux, prévient Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International.

Selon elle, ce lobbying pourrait nuire aux efforts déployés pour parvenir à l’accord ambitieux qui permettrait au monde de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius comme convenu à Paris en 2015.

« La rencontre de Glasgow est vraiment un moment crucial où les gouvernements doivent faire preuve de courage. »

— Une citation de  Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace International

Ils [gouvernements] doivent montrer qu'ils comprennent la science, qu'ils écoutent leur peuple et qu'ils iront beaucoup plus loin que leurs engagements actuels. […] Ils doivent montrer qu’ils sont prêts à poser des gestes qui sont parfois en contradiction avec leurs intérêts commerciaux, a-t-elle déclaré dans un entretien avec l'Associated Press.

Représentation d'une forêt en feu.

Magouilles en coulisses

Mme Morgan cite une fuite de documents qui tend à montrer que des pays tels que l'Australie, le Brésil et l'Arabie saoudite ont récemment tenté d'atténuer les conclusions du rapport d’un comité scientifique des Nations unies sur le climat.

Selon elle, ces actions montrent que certains pays s'adonnent à des jeux de coulisses qui vont à l’encontre de la volonté de leurs citoyens qui demandent des actions pour contrer les changements climatiques.

Pour moi, travailler en coulisses pour tenter de soustraire de la littérature scientifique montre à quel point ils vont essayer d'empêcher tout progrès qui permettrait de résoudre la crise climatique, a déclaré Mme Morgan.

Elle affirme également qu'une grande partie du lobbying est réalisée par des entreprises, dont certaines seront présentes aux négociations de la COP26 dans le cadre de délégations gouvernementales.

Ils essaieront d'utiliser cette COP pour montrer qu'ils se soucient de l'environnement, qu'ils font vraiment beaucoup de choses, prévient Mme Morgan. Il y aura un gros effort d'écoblanchiment à Glasgow qui doit être dénoncé et reconnu.

Avec les informations de Associated Press

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