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Le SNEAA satisfait de sa rencontre avec le ministre de l’Économie

Le ministre Fitzgibbon, des élus de la région et des représentants syndicaux prennent la pause devant l'Assemblée nationale.

Le ministre Pierre Fitzgibbon a relayé cette photo sur Twitter à la suite de la rencontre avec les représentants syndicaux d'Arvida et les élus de la région.

Photo : tirée de Twitter

Radio-Canada

Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Donat Pearson, ressort satisfait de sa rencontre avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

La rencontre d’une heure, qui s’est déroulée à Québec, a également réuni autour d’une même table quatre députés du Saguenay-Lac-Saint-Jean à l’Assemblée nationale et deux autres représentants syndicaux de l’aluminerie de Rio Tinto à Arvida.

Le groupe syndical voulait discuter de la situation du Complexe Jonquière. D’ici 2025, les vieilles salles de cuves précuites arriveront en fin de vie, ce qui mettra en jeu au moins 200 emplois. Selon le syndicat, il faut en compter encore 300 de plus si on ajoute les équipementiers, les sous-traitants et les donneurs d’ordre qui y sont rattachés.

Le panneau à l'entrée de l'aluminerie Rio-Tinto à Arvida

Le Complexe Jonquière est situé dans le secteur Arvida.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Le SNEAA cherche à trouver une transition sans pertes d’emplois. Si on n’a pas d’autres projets, qu’est-ce qu’on va faire avec ces travailleurs? Où vont-ils travailler? C’est ça notre crainte, explique Donat Pearson.

La rencontre l’a laissé avec une bonne impression. On a eu une très belle réception. Je pense que le gouvernement est à la même place que nous, mentionne-t-il.

« Le gouvernement est très à l'affût et très ouvert à nous aider pour protéger ces emplois et avoir un futur. »

— Une citation de  Donat Pearson, président, SNEAA

Cette réunion survient au moment où la pression s’accentue sur la multinationale pour de nouveaux investissements, à la lumière du prix très élevé de l’aluminium sur le marché mondial.

Le SNEAA souhaite que Rio Tinto développe davantage son usine AP60 au Complexe Jonquière ou que la future usine d’Elysis, une coentreprise de Rio Tinto et d’Alcoa, y soit officiellement construite.

Quant à savoir sur quelle technologie Rio Tinto devrait investir à Jonquière, Donat Pearson pense qu'il faut agrandir AP-60 en priorité. C'est quand même une bonne technologie, puisqu'on prépare en même temps la technologie Elysys. Il faut quand même se mettre en marche, d'avoir des cuves supplémentaires d'AP-60, a-t-il précisé. Il voudrait qu'AP-60 ait la même capacité de production que la vieille aluminerie, soit 175 000 tonnes par année.

La technologie d'anode sans carbone d'Elysys n'est pas encore prête et sera d'abord destinée à la technologie AP-40 comme celle d'Alma. De son côté, l'usine pilote AP-60, construite à Jonquière il y a six ans avec un ampérage beaucoup plus élevé, n'a toujours pas été agrandie comme il était prévu initialement.

Installations et demandes au Complexe Jonquière

Capacité

Centre d'électrolyse ouest (vieilles précuites)

623 cuves

AP-60 usine pilote

38 cuves

Demande du SNEAA pour AP-60

96 cuves

Une rencontre fructueuse

Les élus régionaux ont bien apprécié ce moment de discussion.

C'est une rencontre que j'avais sollicitée pour les travailleurs de Rio Tinto du Complexe Jonquière. On est très content de l'avoir obtenue. Honnêtement, c'était une rencontre positive, le ministre était bien informé du dossier. Les travailleurs de Rio Tinto du Complexe Jonquière ont pu faire part de leurs idées et de leur analyse de la situation, mais surtout de leur ouverture pour recevoir des investissements supplémentaires, a raconté le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

La députée de Chicoutimi et ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a également qualifié la rencontre de fructueuse.

De son côté, le ministre Fitzgibbon a publié une photographie de la rencontre sur Twitter, parlant d'une rencontre positive. Dans son message, il souligne l’importance d'accroître la position de tête du Québec dans la production de l'aluminium le plus vert du monde.

Avec les informations de Gilles Munger

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