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Plus d’élèves sont inscrits dans les écoles de Regina et Saskatoon malgré la pandémie

Des élèves en classe portent tous un masque.

Des parents renvoient leurs enfants à l'école parce qu'ils pensent que ce sont des espaces sûrs. (archives)

Photo : CBC/Jane Robertson

Radio-Canada

Le nombre d'élèves inscrits dans les divisions scolaires publiques et catholiques de Regina et de Saskatoon a augmenté pendant la pandémie.

Selon les données d'inscription les plus récentes, les écoles publiques de Saskatoon comptent cette année 25 777 élèves inscrits de la maternelle à la 12e année, ce qui représente une augmentation de 497 élèves par rapport à l'année dernière.

Les écoles catholiques du Grand Saskatoon ont un effectif de 19 571 élèves, soit 102 élèves de plus qu’en 2020.

Du côté de Regina, les écoles publiques comptent 24 591 élèves inscrits. C’est une augmentation de 300 par rapport à l'année dernière, tandis que les écoles catholiques de la capitale enregistrent 11 186 inscriptions, soit 37 élèves de plus que l’année précédente.

Des endroits rassurants

Certains parents disent qu'ils préfèrent envoyer leurs enfants à l'école parce qu'ils pensent que ce sont des espaces sûrs pour les enfants en cette période de pandémie.

Si le masque n’était pas obligatoire, alors je ne pense pas que nous aurions envoyé mon fils à l'école, affirme la mère d’un enfant de maternelle à Saskatoon, Laura Antymniuk.

La mère de famille, qui exploite une entreprise avec son mari, a dû s'absenter du travail pendant cinq mois au début de la pandémie, car les services de garde étaient fermés et que ses deux fils étaient à la maison.

Laura Antymniuk estime que tous les enfants méritent d'aller à l'école et comprend donc l'augmentation du nombre d'inscriptions.

Elle admet qu’elle craignait d’envoyer son fils à la maternelle, mais qu'il a fallu équilibrer les risques.

Notre fils était tellement content d’aller à la maternelle! C'est un événement de vie important pour toute la famille, pas seulement pour lui. Même si nous avions eu l’option de le garder à la maison, je ne sais pas si nous l’aurions fait.

Madhura Suhas Ghaskadvi a un fils de 6 ans qui fréquente la première année de l'École James L. Alexander, à Saskatoon.

Même lorsque les éclosions de COVID-19 ont été déclarées à l'école, elle faisait confiance aux protocoles de santé de l’établissement, malgré une certaine confusion.

J'étais hésitante : devrions-nous l'envoyer ou pas? Mais, ensuite, j'ai pensé que l'école faisait sa part, et avec des contaminations partout, combien de temps pouvons-nous garder nos enfants à la maison?, raconte-t-elle.

Mme Ghaskadvi, qui a été enseignante en Inde, n’a jamais préféré l’apprentissage en ligne. Selon elle, l'environnement physique d'une école est crucial pour la croissance et le développement social d'un enfant.

Lorsqu’elle est arrivée à Saskatoon, il y a près d'un an, elle craignait que son fils ne puisse pas se faire d’amis et s'intégrer dans le système d'éducation s'il poursuivait l'apprentissage en ligne.

Notre langue maternelle n'est pas l'anglais. Donc, si mon fils n'entend pas la langue, il ne la comprendra pas. À la maison, nous parlons le marathi. Donc, l'école est actuellement le seul endroit où il peut apprendre, parler et comprendre l'anglais.

D’autres parents choisissent toutefois de maintenir l'apprentissage en ligne pour leurs enfants.

Katherine Stevenson, mère de deux enfants, pense que le vaccin pourrait ne pas fonctionner pour son fils de 7 ans qui souffre d'un déficit immunitaire primaire.

Les personnes atteintes de trisomie 21 ont un dérèglement du système immunitaire, pas seulement une déficience. Il y a également un risque de réaction excessive au vaccin contre la COVID-19, explique-t-elle.

Compte tenu de ses problèmes de santé, son fils, qui est inscrit en 2e année, poursuit l'enseignement en ligne.

Mme Stevenson a également retiré sa fille de la prématernelle pour la placer dans une école en plein air, afin de s’assurer que celle-ci ne contamine pas son frère, qui avait déjà vécu des complications avec d’autres virus avant la pandémie.

Avec les informations de Pratyush Dayal

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